Année: 2015

Explication et test pour savoir si l'on est un binge-watcher averti ou non

Le binge-watching*, ce fléau.

*Binge-watching, ou « l’art de s’engloutir des séries de façon boulimique » selon les Inrocks (oui, les Inrocks, voilà où ça mène les recherches aveugles sur Google). C’est ce qu’on appelle une expression-valise, dérivée des mots « binge » (se saouler) et « watch » (que je ne traduirai pas, pour des raisons évidentes). En gros, c’est une charmante comparaison avec tous ceux qui estiment que pour passer une bonne soirée, mieux vaut s’être retourné l’estomac avec des cimetières (et vas-y que je te mélange rhum ambré, whisky, redbull et vin rouge) avant 22h, quitte à s’endormir sur un bout de trottoir, en solitaire. En France, vu qu’on sait pas trop markétiser les phénomènes de société et qu’on dramatise un peu tout, on a traduit ça par « gavage télévisuel » . OUH LE VILAIN MOT. On est à deux doigts de la comparaison glauquesque à souhait du premier meurtre de Se7en (le gros monsieur dans sa cuisine, tu te rappelles pas ?) sauf que là, les spaghettis en boîte sont remplacés par tous les épisodes que tu engouffres, jour après jour, voire heure …

Emma Roberts, parfaite en petite peste riche et hystérique, entourée de ses sbires, les Minions-Chanels.

Scream Queens

Pendant qu’Hellocoton m’abreuve d’articles sur « Comment devenir un blog trop populaire sans rien faire » (c’est pas que c’est un peu répétitif de voir toujours les mêmes choses en Une là-bas, hein mais heu si en fait) et que je parle moi-même beaucoup trop de mangeurs de chair humaine, j’aimerais bien qu’on se penche sur un truc cool & funky, qui s’appelle Scream Queens. Le titre n’est absolument pas révélateur de la coolitude de cette série fraîchement diffusée depuis le mois d’octobre : C’est rempli de filles qui crient. C’est tellement théâtral et surjoué qu’on se croirait dans une telenovela mexicaine. Des tas de gens s’y font hacher menu dans l’indifférence générale. Chaque épisode contient son lot de situations improbables et de répliques cultes. Et je vous parle même pas des tenues portées par les héroïnes. Cette explosion de pastels et de girly jusqu’à écœurement dans une ambiance de slasher, je suis franchement fan. Bref, c’est génial.

fear the walking dead, amc, zombie, apocalypse, alycia debnam-cartey, frank dillane, cliff curtis,

Fear The Walking Dead – Saison 1

J’ai développé une vaste addiction pour la série-mère, The Walking Dead & les aventures de Rick, Daryl & Michonne en goguette post-apocalyptique zombiesque, ce qui m’amène chaque année à attendre le mois d’octobre avec une impatience proche de celle d’un enfant de six ans. J’ai misé un tas d’espoir sur ce spin-off, en plus du fait que c’était la seule chose qu’on avait  à se mettre sous la dent en attendant la saison 6 et ses teasers de folie. Vendu comme l’occasion de savoir enfin comment tout ça était arrivé et pourquoi c’est devenu un bordel sans nom sur toute la planète en moins d’une semaine, ça avait de quoi retenir mon attention. C’est une chose qui n’est jamais vraiment développée dans l’univers des zombies : on voit toujours l’après, mais on connaît rarement, voire jamais, l’avant et le « pourquoi » originel… Un supermarché qui décide de vendre tout son stock de viande avariée ? Des OGM répandus dans un cimetière ? Les tests cliniques d’un nouveau vaccin qui sont partis en sucette ? Tant de questions sans réponse…

Oculus, le film qui rend parano

100% des gens ont reçu, reçoivent ou recevront une chaîne bidon qui te dit que si tu répètes trois fois devant ton miroir « Bloody Mary » , un fantôme hideux et haineux apparaîtra dans ton dos. Et, armé d’un couteau de boucher, il entreprendra de te vider soigneusement de des intestins. Le seul moyen de le contrer ? Faire suivre la chaîne à tous tes contacts. Oui, les fantômes se markétisent, version 2.0. Plus besoin d’apparition flippante, on veut de l’engagement. Refuser de transférer leur message plein de fautes, c’est comme refuser de s’inscrire à leur newsletter. Le summun de l’affront post-mortem. Tout ça pour dire que je commençais à désespérer de tomber sur un film de fantôme vengeur ou de possession bien cheloue et qui me provoquerait quelques frayeurs sur mon canapé, bien planquée derrière mes coussins jaunes. Parce qu’Insidious et The Conjuring, ça commence à dater.