Mois: novembre 2015

Explication et test pour savoir si l'on est un binge-watcher averti ou non

Le binge-watching*, ce fléau.

*Binge-watching, ou « l’art de s’engloutir des séries de façon boulimique » selon les Inrocks (oui, les Inrocks, voilà où ça mène les recherches aveugles sur Google). C’est ce qu’on appelle une expression-valise, dérivée des mots « binge » (se saouler) et « watch » (que je ne traduirai pas, pour des raisons évidentes). En gros, c’est une charmante comparaison avec tous ceux qui estiment que pour passer une bonne soirée, mieux vaut s’être retourné l’estomac avec des cimetières (et vas-y que je te mélange rhum ambré, whisky, redbull et vin rouge) avant 22h, quitte à s’endormir sur un bout de trottoir, en solitaire. En France, vu qu’on sait pas trop markétiser les phénomènes de société et qu’on dramatise un peu tout, on a traduit ça par « gavage télévisuel » . OUH LE VILAIN MOT. On est à deux doigts de la comparaison glauquesque à souhait du premier meurtre de Se7en (le gros monsieur dans sa cuisine, tu te rappelles pas ?) sauf que là, les spaghettis en boîte sont remplacés par tous les épisodes que tu engouffres, jour après jour, voire heure …

Emma Roberts, parfaite en petite peste riche et hystérique, entourée de ses sbires, les Minions-Chanels.

Scream Queens

Pendant qu’Hellocoton m’abreuve d’articles sur « Comment devenir un blog trop populaire sans rien faire » (c’est pas que c’est un peu répétitif de voir toujours les mêmes choses en Une là-bas, hein mais heu si en fait) et que je parle moi-même beaucoup trop de mangeurs de chair humaine, j’aimerais bien qu’on se penche sur un truc cool & funky, qui s’appelle Scream Queens. Le titre n’est absolument pas révélateur de la coolitude de cette série fraîchement diffusée depuis le mois d’octobre : C’est rempli de filles qui crient. C’est tellement théâtral et surjoué qu’on se croirait dans une telenovela mexicaine. Des tas de gens s’y font hacher menu dans l’indifférence générale. Chaque épisode contient son lot de situations improbables et de répliques cultes. Et je vous parle même pas des tenues portées par les héroïnes. Cette explosion de pastels et de girly jusqu’à écœurement dans une ambiance de slasher, je suis franchement fan. Bref, c’est génial.