Du zombie & du sang, TV Addiction
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American Horror Story : Hotel

Denis O'Hare incarne Liz Taylor dans American Horror Story : Hotel Cortez, la cinquième saison du show de Ryan Murphy.

A moins que ne vous viviez sur une autre planète, vous avez sûrement déjà entendu parler de cette série portée sur l’horreur, le glauque et les tas de boyaux répandus à l’air libre. Créée par le cerveau visiblement un peu dérangé de Ryan Murphy (oui, celui-là même qui a fait Glee, tout à fait), cette série comporte actuellement cinq saisons (eh oui, déjà) de dix à quinze épisodes en moyenne. Impossible d’en résumer l’histoire ou les personnages vu que tout change à fois. C’est le principe des séries dites d’anthologie : à chaque saison, on efface tout (sauf certains acteurs) et on recommence.

C’est un mal pour un bien, ça permet de repartir vaille que vaille avec plein de nouvelles idées cheloues à filmer dès qu’on a l’impression de tourner en rond, en mode « bon les gars, on s’est fait un p’tit kif avec le docteur nazi… Maintenant faut frapper fort. Z’avez des idées ? Genre la MILF violée par un fantôme ?  Ah merde, on l’a déjà fait ça. Bon alors, du zombie raccommodé par deux ados en rut ? Une meuf à deux têtes et trois seins ? Non, je sais… ON AJOUTE DES ALIENS ! » . Bref, les scénaristes ont l’imagination plutôt fertile. Quiconque a vu le premier épisode de la saison 5 et la mise à mort ridicule de Schmidt sait de quoi je parle (encore que ça pue le plagiat de Seven mais bon, on dira rien).

Brad Pitt découvre avec émotion que sa femme est en plusieurs morceaux, dont l'un est à terre devant lui - Seven, par David Fincher.

Du plagiat ? Nan, j’aime pas ça le plagiat, ça me rend triste, arrêtez de plagier.

Une saison 5 qui s’annonçait vachement cool (et puis non)

Je n’ai qu’une seule chose à dire : RENDEZ-MOI JESSICA LANGE. Présente dans les quatre premières saisons, elle occupe à chaque fois le premier rôle, ou à tout le moins, le seul dont tu te rappelles encore 4 ans après rapport au génie de la dame (normal hein, une seule de ses scènes & tu comprends tout de suite le pourquoi du comment) :

  1. D’abord Constance dans la première saison, une MILF un peu fêlée sur les bords suite à une série d’événements familiaux qui enverraient la plupart des gens en psychiatrie sans aucune espoir de sortie. Mais pas Constance. Parce qu’elle est trop occupée à empêcher le monde de partir en sucette.
  2. Soeur Jude dans la deuxième, ex-alcoolique et nymphomane reconvertie de force dans le soin aux aliénés, à coups de fouets et de neuroleptiques parce que flûte, on a autre chose à foutre que d’écouter vos jérémiades, bande de tarés.
  3. Fiona, la « Suprême » , terme qui désigne la Master Sorcière on earth, dont le slogan pourrait être « Je domine, tu t’inclines » (bien loin du swagg’ usurpé de nos rappeurs modernes) dans la troisième.
  4. Elsa Mars dans sa quatrième et dernière saison, où elle incarne la sainte patronne d’une bande de monstres de foire (animation fort à la mode aux USA, visiblement), ayant anciennement fait carrière dans le torture porn avec son accent allemand.
Jessica Lange incarne Fiona dans American Horror Story Coven.

Jessica Lange, as known as la femme la plus charismatique de la Terre.

Quand j’ai su qu’elle ne ferait pas de cinquième saison, j’ai été saisie d’angoisse. Principalement parce que je n’osais pas imaginer par qui ils allaient bien pouvoir la remplacer, vu que personne ne lui arrive à la cheville. Résultat, stupeur et tremblements, la grande gagnante s’appelle… Lady Gaga (venue avec tout son stock de Valium, visiblement).

SUPAIRE, MERCI MAIS NON MERCI LES MECS.

Mon problème avec Lady-Stephanie-Germanotta-Gaga

J’en ai pas qu’un en fait, j’en ai beaucoup plus. Les autres ne sont néanmoins pas vraiment liés à sa prestation dans la série mais plutôt à son statut d’icône musicale/mode/gay dont je ne suis toujours pas convaincue, huit ans après Just Dance* (oui, déjà huit ans). Clip dans lequel, on peut le rappeler, elle se contentait de shaker son boule, au milieu des débris encore volontaires pour un after « Gotta Feeling » des Black Eyed Peas. Je me retiendrai de critiquer son look, sa coiffure ou son fan-art d’adolescente tatoué sur la joue en l’honneur de David Bowie, back in ze days quand il était encore frais, pimpant et pas totalement effrayant physiquement.

Je risque donc de vous sembler d’une mauvaise foi absolue en ce qui concerne la Comtesse et son interprète qui n’aurait jamais dû, selon moi, quitter les planches de ses salles de concerts. Pour une raison très simple mais qui me paraît essentielle quand on s’essaie à l’actorat (ce mot existe-t-il ?) : avoir au moins trois expressions faciales en réserve, histoire de switcher sur l’une ou l’autre de temps en temps. Si talent d’actrice il y a, je suis complètement passée à côté. Lady Gaga relève plus de la meuf flippante qu’on a tous connu un jour dans notre vie et qu’on a tous fui parce qu’elle clignait jamais des yeux et que c’est un truc qui est parfaitement effrayant, quand on s’en rend compte (parce qu’on a l’impression d’être en face d’un cadavre, du coup).

Autre détail qui m’obsédait dès qu’elle ouvrait la bouche (bon, fallait pas qu’elle l’ouvre trop non plus, sinon fissures assurées dans l’épaisseur des quatre tonnes de fond de teint)(et à l’écran, c’est moyen), c’est le timbre de sa voix. Tellement nasillard que j’en suis arrivée à me demander si Lady Gaga était née avec une cloison nasale viable, comme le reste de la planète. M’est avis que non, mais je suppose qu’il y a matière à débat, comme tout ce qui la concerne dans cette série. On passera aussi sur le fait que son personnage ait été conçu avec une certaine forme de charisme qu’elle a du mal à choper, rapport que la Comtesse a quand même de graves troubles de l’attachement et de gros problèmes de gestion de la colère et que Lady Gaga lui file un caractère neurasthénique tout simplement irritant. On ne me fera pas croire que Donovan & Ramona aient pu s’amouracher de cette quiche au point de vouloir s’en venger mais pas trop non plus parce que si tu veux me reprendre dans la minute, je fais tout ce que tu veux, regarde j’me suis entraîné j’fais super bien la tapisserie.

Heureusement qu’il y a des gens cools quand même

♥ James Patrick March (& Miss Evers)

James Patrick March, incarné par Evan Peters (rappelez-vous, c’est Tate dans la saison 1, le seul fils bégeay de Constance)(je sème des spoilers de partout, j’aime bien), est un multi-millionnaire américain à qui prend l’envie, au début du siècle dernier, de se bâtir un palace sur mesure pour abriter ses délires de psychopathe dingo : l’hôtel Cortez. Totalement mégalo, il se prend pour la réincarnation de Toutankhamon version Golden Boy (et ça fait peur). Question à part mais question quand même, suis-je la seule à être restée perplexe devant l’accent british choisi par Evan Peters ? J’ai eu l’impression qu’il se mordait les joues en parlant pendant l’intégralité de la saison.

Cela dit, James ne serait que la moitié du psychopathe qu’il est s’il n’avait jamais eu une Miss Evers pour le seconder et nettoyer tout le bordel qu’il laisse derrière lui dès qu’il se sert d’un marteau de démolition. Même si elle nourrit pour lui un amour passionnel un peu gênant (et qu’il refuse de voir, parce que c’est plus simple de la laisser fantasmer sur lui tant qu’elle lui lave ses fringues et lui prépare à manger), c’est quand même un des personnages les plus géniaux de cette saison. Une mini-Bree Van de Kamp hystérique, en gros.

♥ Liz

Incarné par Denis O’Hare, ce personnage est tout simplement le plus parfait d’American Horror Story, toutes saisons confondues (en ne comptant pas ceux incarnés par Jessica Lange, restons sérieux). C’est un peu ma p’tite pépite de la saison 5 alors je me retiendrai d’en dévoiler quoi que ce soit. Enfin, excepté ça quand même :

Parce que Liz, elle te démonte de la Comtesse en deux-deux, sans sourciller.

Ah mais non, attends, j’ai même pas spoilé l’histoire

Toute cette saison se déroule au sein de l’hôtel Cortez, à Los Angeles, la même ville que le Manoir Hanté de la première saison (mais sans Tate). Tu te doutes bien que l’hôtel ne respire pas franchement la sympathie, la camaraderie et l’accueil chaleureux dans des chambres lumineuses et swaggées, façon siècle dernier (on est dans American Horror Story ou pas ?). Non, l’hôtel, il tombe en décrépitude avec les années, d’ailleurs on se demande comment il tient encore debout alors que les fantômes qui le hantent peuvent quand même pas grand-chose face à un bulldozer, il me semble. Pour te situer l’ambiance, le bâtiment a été conçu, financé et construit par ce gros psychopathe de James Patrick March, qui lui a donné une déco ambiance Gatsby le Magnifique version bien crade et bien glauque (et sans Leo, du coup).

Leonardo Dicaprio dans The Geat Gatsby, de Baz Lurhman, d'après le roman de Francis Scott Fitzgerald.

« Eh j’attends mon Oscar, j’peux pas être partout, hein ?« 

La saison démarre avec l’histoire de l’inspecteur de police John Lowe et ses yeux exorbités, qu’il ne fait pas souvent cligner, lui non plus. Confronté à une série de meurtres bien chelous sur fond de sentence façon « Les Dix Commandements«  , John a du mal à rentrer chez lui le soir en souriant, rapport à plusieurs choses :

  • C’est un ancien alcoolique, épisode dramatique de sa vie qui a débuté lorsque…
  • Holden (pourquoi ce prénom, sincèrement ?), son fils, a été kidnappé EN PLEIN JOUR ET SUR UN MANEGE par Lady Gaga, toute de noir vêtue (à Los Angeles, en plein été, on en parle du nombre de gens habillés en noir ou pas ?).
  • Sa femme, Alex, le tenant pour responsable (normal hein, laisser échapper un gamin de six ans alors qu’un tour de manège dure approximativement huit secondes, faut quand même y aller), leur petit noyau familial se délite joyeusement, assurant à leur fille restante, Scarlett, 20 millions de névroses pour avoir des parents aussi badants.
  • Et donc maintenant cette sombre série de meurtres qui, en plus d’entamer le peu de foi qu’il lui reste en l’humanité, le mènera tout droit à l’hôtel Cortez après qu’Alex l’ait foutu dehors manu militari.

La suite, vous vous en doutez : il lui faudra pas longtemps pour replonger dans ses bouteilles de whisky, lui brouillant ses cinq sens & anéantissant ses derniers neurones encore en action. Et c’est grâce à des actions comme ça qu’on atterrit dans son lit avec des inconnues du style de Sally, en guise de rebound sex sorti de derrière les fagots. Sally, c’est une junkie aux cheveux parfaitement ridicules, au teint de cendrier et avec DE TRES GROS problèmes relationnels. Outre la Comtesse, qui règne sur l’hôtel avec son pseudo-magnétisme et un charisme aux abonnés absents, voilà un autre personnage que je n’ai plus pu encadrer au bout de 15 minutes, gégeay Sarah Paulson.

En entier, ça donne "Hypodermic Sally".

Hypodermic Sally – Quand je te parlais de ses cheveux, je mentais pas hein.

Tout ce petit monde se croise et se recroise donc dans l’hôtel, entre les encore-vivants, les presques-morts (des vampires dont l’ADN n’est pas composé de paillettes, contrairement à Edward et ses copains) et les vraiment-morts (majoritairement formés de fantômes damnés pour l’éternité).

Et du coup, c’est bien ou pas ?

Comme dans toutes les saisons d’American Horror Story, il y a du bon (Denis O’Hare), du moins bon (Alex, la femme de John Lowe, et toute la storyline des enfants vampires dont on aurait largement pu se passer) et du carrément mauvais (Lady Gaga et Tristan le mannequin useless, suivez mon doigt). Cela dit, dans l’ensemble, cela tourne quand même moins en rond que la quatrième saison (Freakshow) qui avait créé des personnages plutôt cools (même si j’ai vraiment une relation d’amour-haine avec Sarah Paulson) mais sans réfléchir à leur développement (du coup, on tue tout le monde, c’est plus simple). Excepté pour celui de Jessica Lange, dont l’adieu final est parfaitement parfait.

Et au bûcher Stephanie, AU BÛCHER.

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De taille réduite mais la tête remplie de trucs plus ou moins intéressants & plus ou moins vraisemblables, je vis dans un monde merveilleux sans fautes d'orthographe, peuplé de zombies, de BigMac et de gens aux cheveux propres.

20 commentaires

  1. La saison 1 reste aussi ma préférée ! C’est la plus travaillée sans tomber dans le trash à outrance inutile. Freak Show et Hotel étaient les deux plus ratées selon moi, meme si certains personnages comme celui de Liz tentent de sauver les meubles. Bizarrement Lady Gaga ne m’a pas dérangé plus que ca, mais c’est vrai qu’elle fait un peu pot de fleur avec son attitude d’égérie de parfum dark et mystérieuse. En tout cas la comparaison avec un poney dépressif m’a bien fait rire ahah. Et finalement la petite dernière My Roanoke Nightmare est pas si mal dans le fond, l’idée était vraiment originale !
    Super article d’ailleurs 👌

    • La dernière est une de mes favorites (juste après Murder House et Coven, en fait). Après, je suis pas forcément objective parce que niveau public cible, on tape dans le mille avec du slasher géant et bien crado réparti sur dix épisodes.

      P.S. : Merci pour le passage et le p’tit mot, même si je réponds une décennie plus tard 🙂

  2. Faudrait vraiment que je m’y mette à AHS, y’a pas mal de choses pour me plaire ( sauf la saison au cirque, non merci ). Je suis surtout très intriguée par la saison 6 et 3 ( oui, c’est pas le principe, mais qu’importe, j’ai pas de patience avec les séries alors autant choisir ce qui me plait déjà ! ), tu l’as regardé ? J’en entends tout et son contraire !

    • La première saison reste la meilleur de toutes à mes yeux, parce que c’est la plus « aboutie » et la mieux menée, finalement. On ne se perd pas trop en sous-intrigues ou, à tout le moins, elles trouvent toutes leurs résolutions avant la conclusion finale.

      Cela étant, la troisième est un coup de coeur personnel : l’ambiance, l’esthétique, le lieu (la Nouvelle-Orléans, le bayou) et ses histoires de sorcellerie et de vaudou avec une Jessica Lange que j’ai rarement vu aussi charismatique (excepté ce rôle de Constance, dans la première saison, justement)… J’adhère totalement. Je ne comprends pas les reproches qui ont été faits à cette saison. Je la trouve cent fois plus réussie que la quatrième (qui n’avait pas vraiment de trame principale, si ce n’est celle de reprendre paresseusement une conclusion hâtive copiée de Freaks) et que la cinquième (qui n’est qu’un vulgaire show pour permettre à Lady Gaga de parader dans un univers qui ne lui va en aucun cas)(mais je suis allergique à cette chanteuse, donc je suis pas forcément objective non plus, ahah).

      La saison 6 vaut le coup d’oeil, tout du moins pour moi, car l’on retrouve une certaine forme d’angoisse et de peur, et plus seulement du gore gratuit et grand-guignolesque (même si bon, j’ai toujours envie de brûler Lady Gaga dès que ses yeux globuleux apparaisssent à l’écran)(je ne lui trouve réellement aucun talent en tant qu’actrice).
      Le choix de tourner cette sixième saison comme une interview mêlée d’images de reconstitution, c’était osé mais, personnellement, ça fonctionne totalement. Je retrouve l’ambiance qui m’a tant plu dans la première et ça fait vraiment plaisir 😀

  3. Le fait qu’elle cligne pas des yeux fait partie des choses que j’ai adoré dans le personnage de la Comtesse, et puis ça changeait vraiment beaucoup des rôles de Jessica Lange comme je disais dans mon article 😄 Franchement, oui ses rôles sont bons, mais les quatre ont tellement de points communs… Et j’ai jamais accroché à son charisme, en plus. Le débat est sans fin si on part sur nos ressentis t’façon.
    Le reste de l’article m’a bien fait rire, on est à peu près d’accord sur March/sa servante et sur Scarlett (même si ça transparaît peut-être pas trop dans mon article, j’sais plus, je l’ai écrit quelques jours après avoir vu la saison, j’ai peur d’avoir oublié de dire la moitié de ce que je pensais).

  4. J’ai regardé le premier épisode de la saison 5 hier soir et même s’il est encore bien trop tôt pour avoir un avis définitif, cette saison m’a l’air … très spéciale. Trop, peut-être ? La suite au prochain numéro … 😉

    • Dans mes souvenirs, le premier épisode tape effectivement de manière peu subtile dans le gore (et l’inutilement gore, d’ailleurs). En témoigne le nombre de litres de sang versé aux pieds de Lady Gaga avec ses tenues étrangement immaculées, quelque soit la situation. Faut aimer… J’ai réussi à passer outre, principalement parce que bon, je regardais pas pour Miss Gaga, de toute manière ^^

  5. lapetitepolak dit

    Mon avis est plutôt mitigé sur la derniers saison de AHS. Déjà que j’ai détesté les saisons 3 et 4 que je trouve vide et complètement hors sujet (j’y retrouve moins de charisme, il y a moins d’horreur). Cette saison ne pouvait pas être pire mais j’ai bien peur que la série ne soit plus ce qu’elle est. Je suis complètement d’accord avec toi vis-à-vis du personnage de Lady Gaga, franchement la grosse blague et ce qui m’a surtout dérangé c’est le fait que tout est fait pour la mettre en valeur (a un moment faut arrêter, tu n’es pas actrice pour seulement montrer le meilleur de toi-même). Je ne vais pas m’étaler plus car mon opinion est semblable à la tienne et ça fait du bien de voir quelqu’un qui pour une fois ne met pas cette série sur un pied d’estale avec des arguments futiles.

    • Je plussoie pour la saison 4, que j’ai moi aussi trouvé complètement vide. Exception faite du personnage de Jessica Lange (mais je suis pas objective, je veux être elle plus tard), le reste est tout… « trop ». Il n’y a plus de subtilité, comme si le fait de mettre en scène des personnages monstrueux allait se suffire à lui-même (mais non, desfois un scénario c’est bien aussi hein).
      Bon, par contre, la saison 3 a été mon péché mignon : Salem, des sorcières, la NOuvelle-Orléans, Jessica Lange abominablement classe et exceptionnellement charismatique, l’esthétique visuelle aux p’tits oignons (du moins, pour moi), c’est une de mes saisons préférées (j’ai l’impression d’être la seule sur Terre d’ailleurs, maiiiiis booooon).
      Cela dit, la meilleure saison est et reste à mon sens la première, dans le manoir. C’est la plus aboutie et la mieux « ficelée », je trouve. Pas de question en suspens, tout trouve une réponse au fur et à mesure des épisodes, pas de blancs et puis Constance, Constance quoi ♥

      Et puis ben, pour Lady Gaga… Tout est dit, je crois 😀

    • lapetitepolak dit

      Je profite de voir que tu as répondu à mon commentaire pour revenir sur ce que j’ai dis à propos de la saison 3. Je l’ai revue il y a quelque mois avec un nouveau regard. En fait toute la beauté de cette saison scénaristiquement parlant vient de cette idée de bagarre entre les clan, des petites stratégies qui sont montées. C’est subtile mais bien ficelé. Et niveau images, il va sans dire que cette saison est magnifique. Mais les plans sont tous soignés, peu importe les saisons je trouve. Après pour ma part, ma saison préférée restera la saison 2 juste parce qu’elle m’a fait pleurer de peur 🙂

  6. mamzette dit

    Bon, allez, je fais mon coming out, moi j’ai bien aimé Lady Gaga en comtesse. Même si je ne peux qu’être d’accord sur la mono-expression, j’ai trouvé que ça collait pas mal, et j’arrête là ou je vais me faire lyncher puisque de toute façon, je suis ravie que tu l’aies détesté, vu le fou rire que tu m’as collé 😀

    • Ahah, « coming-out » carrément… Non, ne t’en fais pas, vous êtes plusieurs à l’avoir apprécié (bon, je vous comprends pas, mais je dirai rien, tous les goûts sont dans la Nature)(mais bon, merde, elle revient dans la saison 6 et ça, c’est quand même le gros BAD).
      Tant mieux si ce roman t’a fait rire en tout cas 😉 ( et merci pour le p’tit mot, c’est trop chontiiiiil 😀 ) !

  7. Tu connais déjà mon avis sur le sujet donc je ne le développerais pas plus en commentaire , mais à ton tout premier gif ( & surtout à sa légende ) je rajouterais :  » Ça , c’est du vol & du plagiat . J’aime pas trop les voleurs & les fils de pute  » . Voilà . Rosebud .

    • « Ce que vous voyez, là-derrière, est ma maison. Pas mal hein ? C’est français… J’me permets d’interrompre ce flim parce qu’on se fout un peu d’ma gueule. »

      La base.

  8. Ahahah comme tu dézingues Lady Gaga ! C’est vrai que Lange nous manque mais je trouve que la chanteuse s’en sort bien dans ce rôle taillé sur mesure (on a presque envie de dire qu’elle fait du Lady Gaga). J’ai beaucoup aimé cette saison même si elle a ses défauts (certains personnages secondaires restent justement trop secondaires) même si elle prend plus d’ampleur au milieu de la saison. En tout cas, je trouve qu’elle fonctionne bien, qu’elle reste addictive et puis Denis O’Hare est une pépite dedans!

    • « On a presque envie de dire qu’elle fait du Lady Gaga » → D’où mon problème.

      J’aurais bien aimé voir autre chose d’elle que son visage de poney dépressif qu’elle arbore partout (oui, je sais qu’elle souffre de dépression, en vrai). Le Golden Globe qu’elle a obtenu n’est clairement pas mérité (à mes yeux), j’ai trouvé sa prestation d’un ennui sidérant. On la prétend actrice en lui refourguant tous les artifices dont elle use et abuse déjà IRL : des vêtements chelous, des apparitions publiques contrôlées (comme si elle sortait de la cuisse de Jupiter), un sens du marketing & de la performance artistique parfaitement affûté… Mais sans âme, sans émotions, sans aucune profondeur. La seule chose qui change, c’est qu’elle chante pas et qu’elle utilise pas de robe en viande.

      La Comtesse, c’est une jolie plante verte qui n’a de l’importance que parce qu’il y a des personnages un tant soit peu consistants (et encore, ça dépend qui) autour pour prétendre que « ouh la la, la Comtesse, faut pas la chercher, quand elle se vénère, elle fait trop peuuuuuur ».

      Cela dit, l’ensemble de cette saison est plus intéressant que la quatrième qui, elle, avait pour le coup tout basé sur le personnage de Lange en oubliant totalement les autres. Comme si le fait qu’ils étaient tous hideux ou difformes allaient combler le manque de storyline général.

      P.S. : Ce commentaire est affreusement long, désolée… 😀

    • Je comprends ton avis sur Lady Gaga et d’ailleurs même si j’ai aimé son interprétation, je reste sceptique sur son Golden Globe dans le sens où justement elle ne surprend pas. Surtout que ce n’est pas le personnage le plus intéressant de la saison comme tu le dis d’ailleurs. Par contre j’avais vraiment aimé Freak Show. Certes, le thème, le « message » n’est pas hyper nouveau mais je trouvais que ça fonctionnait bien (juste sa fin un peu trop rapide).
      T’en fais pas, j’adoooore les longs commentaires, bien construits et argumentés ! 😀

  9. Je suis tellement d’accord avec toi, le personnage de Liz est PARFAIT!
    Quant à Lad Gaga je vois très bien ce que tu veux dire (d’autant que Jessica Lange est la papesse de mon existence), mais pour le coup j’ai trouvé que sa neurasthénie allait bien au personnage de la comtesse. Après, soyons honnête, le Golden Globe faut pas déconner quand même, elle est pas mal dans la série mais on ne peut parler d’un rôle de composition extraordinaire.

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