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The Revenant, cette grosse arnaque.

The Revenant où Leonardo Dicaprio incarne Hugh Glass, un trappeur laissé pour mort et qui affronte une nature déchaînée et des indiens pas franchement aimables pour survivre.

Même si je débarque dix ans après la bataille et les centaines de millions de reviews qui ont d’ores et déjà été publiées à son sujet, on va dire que c’est pas grave et que je suis dans les temps #whatever. Je l’ai enfin vu au cinéma (et en VO)(bien qu’on entende majoritairement Leo grogner, gémir et regrogner derrière donc pas sûre que la VF ait changé grand-chose), après avoir résisté à toutes ces tentations de streaming de mauvaise qualité qui me tendaient les bras depuis début janvier. S’il y a un film que j’attendais de pied ferme (excepté le prochain Captain America, bien entendu), c’était celui-là. Parce que la bande-annonce me promettait bien des choses attrayantes sous couvert de vengeance paternelle, outre la présence d’un Leonardo Dicaprio sans l’option bégeay et d’un Tom Hardy à l’accent de pécore fraîchement débarqué du Texas. En gros, j’espérais y découvrir le prochain grand film d’action de ma vie, du genre que j’oublierais jamais, un peu comme Avengers, la première fois que je l’ai regardé. Parce que pour rappel, la bande-annonce de The Revenant, c’était quand même ça.

ALORS POURQUOI CETTE IMPRESSION D’UN GIGANTESQUE PÉTARD MOUILLÉ ?

Alejandro, mon brave Ale-Ale-Alejandrrro [], ne m’as-tu pas survendu la badassitude de l’affaire pendant près d’un an à coups de teasers sanglants ? Question purement rhétorique et je m’en vais te répondre tout de suite : carrément que si. T’as de la chance d’avoir convaincu Leo de se cailler à nouveau les meules pendant trois mois au fin fond de la calotte polaire après l’épisode traumatique de Titanic parce que sinon, ton film serait carrément passé à la trappe pour beaucoup de monde (dont moi).

L’heure du spoil

Leonardo Dicaprio incarne un trappeur aux tendances autistiques marquées, Hugh Glass. Passé expert dans le dépistage des Indiens et le massacre d’élans au petit matin, Hugh a aussi un fils, Hawk, moitié caucasien-moitié pawnee (gros handicap pour démarrer dans la vie), en plus du fait qu’il tire un peu tout le temps la gueule. Cela dit, si ton père à toi te traînait de force dans des expéditions de six mois à se peler le jonc au fin fond du Dakota pour aller tanner du grizzly, est-ce que t’aurais envie de sourire H24 ? Non, hein.

Leonardo Dicaprio incarne le trappeur Hugh Glass dans The Revenant.

Tu te tais ou je te tire comme un lapin de Garenne.

Le film s’ouvre ainsi sur une séance de chasse entre père et fils, qui s’apprêtent à massacrer un couple d’élans. Leo vise, tire et met dans le mille (obviously). On comprend que c’est la dernière journée en territoire Arikara et qu’il était temps, parce que six mois à se faire courser par des psychopathes, Indiens ou pas, pour traquer du cerf, ça commence à suffire. Chargés de leurs dernières victimes, père & fils se dirigent vers leurs campement, histoire que personne se barre sans eux. Sur place, le capitaine et négociant en fourrures Andrew Henry (responsable de l’expédition)(c’est lui qui paie tout) et ses cheveux roux impeccables sont en train d’organiser le départ et de charger le bateau de toutes les peaux récoltées au cours de ces joyeux mois de chasse.

Visiblement, tout le monde est bien content de rentrer et on les comprend, quand on voit l’état de leurs cheveux et la température qui frôle les -40°, à peu près. C’est donc là qu’on fait connaissance avec Fitzgerald, le (supposé) grand méchant du film joué par Tom Hardy (avec des cheveux filasses & un accent texan à couper au couteau). Fitz, tu l’aimes bien (parce qu’il est pas trop partisan de l’honneur quand sa propre vie est en jeu)(normal) mais sans l’aimer trop non plus (parce que du  coup, ça met celle de Glass dans la merde, souvent)(et qu’on veut te faire aimer Glass de toute la force de ton petit cœur)(mais ça marche pas très bien).

Tom Hardy incarne Fitzgerald, le méchant Texan, dans The Revenant.

« Je trouve ça débile de traîner un presque-cadavre sur 600 km alors qu’on a les Arikaras sur les talons, sorry not sorry. »

Alors que tout le monde savoure l’idée de pouvoir à nouveau dormir dans un lit, au chaud et à l’abri de ces fifous d’Arikaras, les voilà qui arrivent en fanfare justement (c’est le fameux plan-séquence dont tout le monde parle), pour piller ce qu’ils peuvent et exploser des crânes à coups de masse. Elles sont là les 15 minutes d’action, profitez-en bien parce qu’il n’y en aura plus beaucoup, après ça. C’est un véritable massacre, 33 hommes y restent et une dizaine d’autres parviennent à prendre la fuite avec le bateau. Dont Glass, son fils Hawk, Fitzgerald, le capitaine roux et un p’tit jeune dont on avait déjà vu les sourcils beaucoup trop souvent froncés dans le premier épisode de The Maze Runner.

Will Poulter a également joué dans le premier épisode de The Maze Runner, avant d'atterrir dans The Revenant.

« J’aurais mieux fait de rester dans le labyrinthe, au moins on s’y pelait pas le jonc. » 

Histoire de prolonger l’ambiance festive qui s’est installée, Glass annonce que, s’ils espèrent rester en vie, mieux vaut abandonner le bateau le plus vite possible, les Arikaras contrôlant la rivière. La seule solution est donc de partir à pattes, affronter le froid, la fatigue, la faim (et les grizzlys) pour espérer rejoindre le fort le plus proche. Pépouze. Là, Fitz sort de ses gonds et se permet de prononcer tout haut ce que tout le monde pense tout bas : eh mais dis donc, est-ce que t’es pas un peu marteau, mon p’tit pote ? Sauf que Glass, les texans en colère, ça lui en touche une sans faire bouger l’autre. Le débat sera réglé par l’intervention de Capitaine Cheveux-Roux qui se range du côté du trappeur autiste et précise à son compagnon texan qu’il vaudrait mieux fermer son clapet vite fait et faire ce qu’on lui dit, s’il espère voir un jour la couleur de son salaire.

L’argent, le nerf de la guerre.

Pour se détendre, Fitz enchaîne les remarques racistes à l’égard de Hawk, rapport que t’es à moitié indien (pawnee, arikara, whatever) et que j’ai été scalpé donc la ferme j’ai raison je viens du pays du pétrole de toute façonGlass n’étant pas rancunier (et pas indien non plus), il part en solitaire chasser de l’orignal pour que tout le groupe puisse manger à sa faim le soir venu. Sauf qu’il tombe sur deux oursons, trop mignons, rah ça me rappelle Pocahont… Eh mais attendez, elle est où votre mère ? DANS TON DOS, HUGH, DANS TON DOS.

Après avoir raté sa cible et vidé toutes les cartouches de son fusil (là forcément, il en met pas une seule dans le mille), Hugh sent que la suite va vraiment être moche. Il a mal partout, sa cage thoracique lui a gaiement perforé tous les organes environnants, sa clavicule est à l’air libre, ses phalanges ne sont plus que des lambeaux de chair et son dos est en forme de steak haché aux herbes… SAUF QU’IL A UN POIGNARD DANS SA BOTTE. Nul besoin d’armes à feu quand tu peux défoncer un grizzly avec un couteau à beurre #badass. Alerté par le coup de feu, le reste de son groupe est parti à sa recherche et le retrouve semi-comateux, à moitié vidé de son sang et écrasé par le cadavre de l’ours (qui doit peser environ une tonne).

The Revenant - Hugh Glass attaqué par le grizzly

Scène un peu longue pour les estomacs sensibles, je préfère prévenir.

Après que Capitaine Cheveux-Roux ait terminé de le rafistoler avec les moyens du bord, Fitz prononce alors tout haut ce que tout le monde pense tout bas et aimerait bien que quelqu’un d’autre dise à sa place, histoire de pas être catalogué d’office comme le mec insensible et peureux : étant donné qu’il a zéro chance de survivre, je propose qu’on l’achève, qu’on l’enterre et qu’on se barre, fissa. Tout le monde est pour (sauf Hawk, bien entendu) mais personne veut l’admettre.

Finalement, après une journée à traîner Glass sur un brancard de fortune, Capitaine Cheveux-Roux capitule et admet que, pour une fois, Fitz raconte peut-être pas trop de conneries. Incapable de l’achever, il promet 100 $ à qui veut bien rester sur place pour le veiller jusqu’à son dernier souffle et l’enterrer proprement. Ceci en admettant qu’ils ont une chance sur une de se faire écharper par les Arikaras, hein.

Fitzgerald, impatient de voir Glass mourir pour pouvoir se barrer fissa et récolter quand même 300 dollars.

On m’a déjà volé toutes mes peaux d’orignal alors là, c’est bon J’AI. EU. MA. DOSE.

Trois volontaires se désignent : Hawk, le p’tit jeune fraîchement débarqué du Labyrinthe et… Fitz, qui a les pupilles qui brillent dès qu’on lui parle d’un montant avec deux zéros dedans parce que ça lui permettrait de réaliser son rêve dix ans avant la retraite : rentrer au pays (le Texas, essayez de suivre), s’acheter un lopin de terre et finir sa vie en élevant des lapins nains. Mais attendre que les Arikaras viennent les cueillir dans leur sommeil, ça le travaille quand même pas mal.

Pendant ce temps, Leo continue de râler et d’agoniser sur son brancard, à peine capable d’avaler sa propre salive, qu’il ne cesse de recracher à travers ses dents jaunies. Fitz rassemble alors tout son courage et lui propose d’achever ses souffrances (et le froid qui le tétanise)(froid qu’on tente de nous faire passer pour une performance d’acteur incroyable)(mais non, j’achète pas), pendant que les deux autres partent couper du bois. C’est une décision qui tombe sous le sens, à la place de Fitz, on aurait tous eu envie de sauver notre cul en premier et d’abandonner le blessé à la grâce des grizzlys, en pleine forêt. Sans aucun remords ou presque. C’est sans compter Hawk, revenu bien trop vite de sa chasse aux branches sèches. Dommage mon p’tit pote, t’as mal choisi ton jour pour faire preuve de zèle. Une fois l’oisillon réduit au silence devant l’impuissance physique, miséreuse et pathétique de Glass, Fitz récupère le troisième larron, enfouit le premier sous trois pelletées de terre et s’enfuit sans demander son reste.

Bien qu’étant dans un état de délabrement physique avancé, Hugh parvient à s’extraire de sa tombe de fortune, à ramper sur plus de 8 kilomètres en bouffant des racines, à échapper à deux reprises aux psychopathes Arikaras, à pêcher du poisson qu’il mangera vivant pour enchaîner direct sur un foie de bison encore chaud, à vider la carcasse de son cheval pour s’y réchauffer (chauffage artisanal level 12) et à manger les flocons de neige de l’amitié avec un Indien Pawnee visiblement bien loin de chez lui. Tout ça pour avoir la joie de fumer Fitzgerald, qui lui a fumé son fils en premier. « An eye for an eye » comme disent nos amis anglo-saxons. Sauf pour les grizzlys, ça marche pas pour eux.

Leonardo Dicaprio incarne Hugh Glass dans The Revenant, bien décidé à venger la mort de son fils unique, Hawk.

2h30 de communion avec la Nature, les crânes de bisons et un Dicaprio décharné, super sale & quasiment muet.

Une bande-annonce mensongère (parfaitement)

Remplie d’images qui t’excitent les pupilles, avec plein d’Indiens, de crânes de bisons, de scalps, de plaines & de montagnes enneigées, de torrents glacés, de paysages abandonnés, de trappeurs piégés dans la Pampa et d’un froid que tu as l’impression de sentir depuis ton siège de ciné… Bref, des images magnifiques avec au milieu de l’adrénaline, de l’action et plein de trucs qui explosent. Savamment distillés sur plus d’une année, les extraits de The Revenant n’ont fait qu’accroître ma fébrilité à l’approche de sa date de sortie (et puis, Leo a eu l’Oscar, aussi)(personne n’y croyait plus)(j’annonce : le prochain galérien de la statuette dorée, c’est Tom Hardy).

L'humour pince-sans-rire de France Inter m'a valu un sérieux fou rire.

France Inter et la subtilité.

Sauf que The Revenant n’est pas DU TOUT, MAIS ALORS PAS DU TOUT un film d’action. Ça n’en est pas pour autant un long-métrage atrocement chiant et ça ne veut pas dire non plus que vous devriez vous couper un bras plutôt que d’assister à une séance. Il n’est pas naze. Mais, à mes yeux, il est loin d’atteindre le statut d’oeuvre novatrice et artistique trop prenante psychologiquement (le « on souffre avec Dicaprio », je suis passée à côté, visiblement). Donc qu’on l’encense à ce point, je ne comprends pas. Ale-Ale-Alejandro est quand même un spécialiste du « Je me regarde filmer, chuis trop bon, j’te l’avais dit » et sur une demi-heure, oké, ça passe. Sur trois heures de film, ça lasse.

En plus, je veux bien croire plein de trucs hein (je suis quelqu’un d’extrêmement bon public), mais on a tous joué à Tomb Raider III. La mission en Antarctique, tout le monde voit de quoi il s’agit ? Hormis la doudoune orange et le fameux treillis militaire gris, il est une chose qui m’a poussé au bord de l’hystérie beaucoup de fois (et je suis certaine qu’il y a eu des tas d’autres victimes à l’époque) : le fait que Lara ait moins de 30 secondes pour sortir de la flotte avant de mourir de froid. Et ça, même si elle peut retenir sa respiration plus d’une minute.

Tomb Raider III : Antarctica - Lara Croft au Pôle Nord.

C’est ici que j’suis dead un nombre incalculable de fois. Ça me fendait le cœur de la voir couler à pic.

Alors Leonardo qui se retrouve noyé sous des trombes d’eau pendant 15 minutes avec ses soixante épaisseurs de fourrure sur le dos, excusez-moi MAIS NON, JE DIS NON. On repassera pour le côté crédible du « Laisse-moi deux heures, un feu de trente centimètres de diamètre, un poisson cru vivant que j’avalerai sans aucun dégoût, tel le revival de Gollum sorti de derrière les fagots, et on est bon pour aller massacrer du Texan scalpé » . C’est pas parce qu’on cale un « inspiré de faits réels » au début de son long-métrage qu’on peut faire plier la réalité physique à ses desiderata. Personne n’y croit, c’est incongru et puis j’ai pas marqué pigeon sur le front non plus.

Est-ce que ça méritait autant d’Oscars ?

Clairement non, je ne pense pas et pourtant, ça fait plusieurs années que je milite discrètement en faveur de Leo. M’est avis qu’il a été bien meilleur dans The Wolf of Wall Street (remember « I’ve been a poor man and I’ve been a rich man. And I choose rich EVERY. FUCKING. TIME. » )(même si le film retombe plus vite qu’un soufflé au fromage sorti du four dans sa deuxième partie). Là, ça sentait surtout l’obligation de lui donner sa statuette vu que ça fait un peu six ans qu’on l’ignore au profit de Matthew & Cie et j’vous jure que si on le récompense pas ce soir les gars, demain c’est la guerre civile et on se fera tous étriper sur la place publique. Dommage de voir ta carrière couronnée par ce tableau navrant de 2h30 et pour lequel tu as bien failli perdre tes doigts par -40°.

Alejandro, mon bon ami, je crois qu’il ne faut pas nier l’évidence plus longtemps : je ne suis pas sensible à ton style. La contemplation muette de bosquets d’arbres au milieu de pyramides de crânes de bison et l’adversité face à la toute puissante Mère Nature à grands renforts de plans muets de 15 minutes sur des aiguilles de sapin ou des buissons morts, très peu pour moi. J’ai pas vu Birdman et encore moins Into The Wild (oui, je sais que c’est pas le même réal’ hein), mais je suis sûre que si cela avait été le cas, j’aurais fait un parallèle pas flatteur avec.

Le gif ultime du "Judging you", version USA.

Bref, j’suis juste super-déçue quoi.

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De taille réduite mais la tête remplie de trucs plus ou moins intéressants & plus ou moins vraisemblables, je vis dans un monde merveilleux sans fautes d'orthographe, peuplé de zombies, de BigMac et de gens aux cheveux propres.

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  4. Je pense que tout le monde a compris que tu avais détesté. Tu sais ce que j’en pense et suis peut-être un peu moins sévère que toi notamment sur le début du film. Sinon, il paraît que la version de Sarafian « Le convoi sauvage » en 1971 vaut le coup d’œil. Par exemple, dans cette version, le film de Glass n’est pas tué et il n’y a pas cette motivation supplémentaire pour vouloir se venger.

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    • Je pense surtout avoir détesté à cause d’un teasing particulièrement agressif sur toute une année et qui, on peut le dire, annonçait quand même clairement autre chose. De plus nerveux, de plus tendu, de plus vivant… De moins long et surtout de moins contemplatif.
      J’ai également appris que Glass n’avait pas de fils dans la version de 1971 (& dans le livre non plus, visiblement), du coup je m’interroge : pourquoi Alejandro a-t-il décidé de lui en créer un sorti de nul part ? Pour humaniser son personnage principal ? Pour justifier son envie de revanche/vengeance ? Ça occulte toute la partie « survie » pure et dure, qui est la plus difficile à voir et aurait pu apporter tellement plus de choses que ça, finalement… Ça finit en trente secondes et en eau-de-boudin alors que ça fait 2h qu’on attend le coup de grâce que Glass infligera à Fitzgerald. On l’a vendu comme un film imprégné de rage, de colère, de détermination. Sauf que finalement non, c’est pas ça du tout. Donc oui, ma déception est à la hauteur de ce que j’attendais du film. My bad, merci Alejandro, je me laisserai pas duper deux fois.

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  5. Ahahah qu’est-ce que j’ai rigolé en lisant ta chronique et pourtant tu sais que j’ai plutôt bien aimé le résultat final. On est d’accord : Leo aurait dû avoir l’Oscar pour un autre film et Hardy est le prochain sur la liste à l’emporter (même si c’est peut-être pas pour tout de suite). En connaissant Ale-Ale-Alejandro, je ne m’attendais pas à un film d’action, ceci doit expliquer cela…

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    • Oui, j’ai fait l’erreur de me fier à la bande-annonce plutôt qu’aux précédentes réalisations d’Alejandro. J’aurais ptêtre pas dû, shame on me 😀

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  6. Oh noooon! Moi j’ai vraiment aimé, et en fait j’évite les bandes-annonce avant d’aller voir un film, elles sont souvent à coté de la plaque, trop vendeuses, ou pas assez, bref pas bien.
    La scène de la bagarre avec l’ours j’ai trouvé ça fascinant, j’étais ahurie complet, pour le coup moi j’ai eu mal avec Léo, froid avec Léo, j’étais énervé contre le perso joué par Tom Hardy que j’adore, comme Léo.
    Léo c’était moi, et moi j’étais Léo.
    Bref j’ai bien aimé quoi.
    #ouijemecalme

    Et je te conseille fortement de regarder Birdman, qui n’est pas un film d’action non plus, mais vraiment innovant et dynamique, comme une valse de 2 heures, mais sans les bobos aux pieds.

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    • Bah c’est qu’en fait, le film perd tout son intérêt après cette scène de l’ours, justement. Plus aucune tension, plus aucun mouvement, juste un enchaînement de Leo qui galère > Leo galère encore plus > Leo meurt > Leo revit > Leo re-galère. Sur 20 minutes, je veux bien, sur 2h, je dis non.

      Et puis la fin est tellement banale, mal amenée et abrupte (« la vengeance, c’est mal, retourne te faire scalper, je vaux mieux que ça »)(« ça » étant les indiens non-pawniens)(paie ta subtilité)… Comment gâcher un film qui aurait pu être tellement plus tendu, quoi 😀

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  7. mamzette dit

    Je te lis comme un roman, morte de rire et suspendue à la ligne. Que du bonheur et tant pis pour Léo, moi je dis encore, encore, plus tu es déçue et plus ton fouet claque fort, j’adore!

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  8. Si t’attendais à un film d’action, il est clair que tu t’es retrouvée sur Saturne au lieu de la Lune.
    Je compatis. Il faut un peu d’expérience pour décrypter un lancement. Il y a un rythme obligatoirement (quoique) plus rapide, mais on peu anticiper la nature du film.

    Il existe des films inspirés, symbolique et très lents qui te scotchent à l’écran.
    Regarde No Country For Old Men des frangins COhen, et tu vois un authentique chef d’œuvre, quasi sans musique, sans speed, et qui se revoit 15 fois avec un plaisir grandissant. Voilà un film qui nous parle, qui nous remue, qui reste avec nous longtemps après sa vision.
    Et pas ce truc masochiste qui ne nous fait rien. La question que j’aime poser à des spectateurs est: « Qu’avez-vous ressenti? » S’ils répondent en réfléchissant ou en utilisant des analyses alambiquées, prout, c’est qu’ils tentent de défendre une coquille vide. Ils ont envie d’aimer juste pour nous convaincre. Si on ne ressent rien, le film ne fonctionne pas. Ou alors ce n’est pas notre jour, mais je n’y crois pas trop. Quand la magie opère, elle opère, même si on est d’humeur de facochère.
    https://ecosynth.wordpress.com/2012/03/06/no-country-for-old-men-ou-la-fable-moderne/

    Je te suggère fortement de voir Birdman. Ce n’est toujours pas un film d’action, tu le devines par la bande-annonce, mais il est vraiment fascinant. Il nous tient avec des dialoguee et sa caméra qui voltige à travers le lieu de l’action. C’est film qui joue entre théâtre, réalité, cinéma avec son sujet, son style et ses comédiens. Du tout grand travail.
    Idem pour Babel, peut-être le chef d’œuvre du Mexicano. Un film lent où plusieurs histoires se répondent émotionnellement. Fantastique.
    Et aussi 21 Grams, super dramatique et une forme temporelle éclatée qui curieusement permet de suivre l’histoire et renforce même l’effet émotionnel.
    Mais ici, le père Inarritu s’est vautré comme l’homme-oiseau trop persuadé qu’il sait voler. A voir quand il reçoit son Oscar « Hooo that’s incredible », à peine s’il fait semblant d’être surpris. Il a chopé la grosse tête. Et là je dis: zut.
    Comme quoi cela peut arriver à tout le monde. Même aux meilleurs.
    Ciao.

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    • Je ne suis absolument pas familière du travail d’Alejandro (donc savoir s’il a chopé la grosse tête ou non, je saurais pas dire).
      Excepté The Revenant, je n’ai vu que Babel, je crois. Mais je me rappelle pas avoir constaté un tel manque d’intérêt ou un tel manque d’émotion/empathie en ce qui concerne les personnages (même si y’en a plein, qu’ils sont disséminés aux quatre coins de la planète, et qu’ils se croisent et se recroisent tout le temps).
      Dans The Revenant, y’a certains moments où on sent clairement Dicaprio perdu, qui brasse un peu l’air là où il peut pour donner le change mais sans savoir où il va.

      J’hésite à regarder Birdman (parce que là, pour le coup, la bande-annonce m’avait pas spécialement motivée), par contre No Country for Old Men, oui, il faudrait que je tente. Un jour.

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    • Pour Babel, peut-être que je me suis mal fait comprendre, mais non il est splendide et émotionnellement intense.
      « No Country » c’est le parfait cinéma inspiré (par de vrais artistes) et pas ennuyeux. C’est réaliste, comme « The Redondant » mais chaque plan nous raconte quelque-chose sur l’histoire ou les personnages. Peut-être bien le genre de film que l’on arrive plus à apprécier avec un peu d’âge mais je connais des jeunes cinéphiles qui l’adore.

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    • EDIT : Non non, tu ne t’étais pas mal fait comprendre… Je comparais mes ressentis personnels de Babel et de The Revenant 🙂 Et je disais donc qu’effectivement, Babel m’avait pas autant laissée perplexe, j’en garde même un bon souvenir de ce film (il m’a marquée)(et pas seulement parce que j’ai halluciné en voyant Brad Pitt surgir au milieu du désert mexicain marocain).

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  9. Dieu que je suis de ton avis! Non mais soyons sérieux une seconde, l’Oscar pour ça et pas le Loup de Wall Street??? Non non et re-non!
    Je n’ai jamais été archi fan de Ale-Ale Alejandro, sauf dans ses années mexicaines, mais mazette là il s’est vraiment perdue. J’avais beaucoup d’appréhension avant de voir le film, et puis je me suis dit « ooooh ma grande don’t be so judgmental »… Et en fait c’était juste pire que ce que j’imaginais. Je me suis ennuyée mais ennuyée! Du coup je découvre l’histoire en lisant ton génial résumé hahaha. Vu que mon attention était tout à fait ailleurs durant les deux heures trente de film.

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    • Je tenais juste à te dire que j’ai eu un fou rire monstre sur « mais mazette là il s’est vraiment perdu »… 😀 Merci pour le p’tit mot, je vois qu’on partage le même avis (aux oubliettes The Revenant, et plus jamais ça, merci).

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  10. ton texte est vraiment bien fait, j’étais mdr à plusieurs moments. Vrai que tuer un grizzly avec un petit couteau quand on est déjà à moitié mort il faut le faire 🙂

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