Game of Thrones, TV Addiction
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Petyr Baelish, le Cortex médiéval

Petyr Baelish ou Littlefinger, dans Game of Thrones de GRR Martin.

Là où Jorah fait preuve d’une dévotion qui confère à de l’idolâtrie carrément malsaine et une abnégation perpétuelle pour espérer recevoir un bisou de la Khaleesi, Petyr, lui, il fait semblant de digérer ses échecs amoureux et sa virilité blessée, genre il est passé à autre chose et sans rancune les copains – mais non Cat,  tu vois bien que j’me suis remis de l’humiliation que toi et cette sale race de bâtard de Stark de mes deux vous m’avez faite subir, maintenant j’exploite les riches et les pauvres à la Cour avec mon QI de 250 et un jour, je contrôlerai tous, bande de misérables moutons.

Petyr a en effet la rancune tenace, bien dissimulée derrière sa moustache frétillante et ses yeux de fouine sur le retour. Passer les trente années suivantes à ruminer un plan d’extinction massive pour foutre un bordel monstre de partout ne l’effraie pas le moins du monde, d’autant plus quand ça conduit notre bon copain Ned Stark, son éternel rival barbu et mal coiffé tout droit sur le billot. Et tout ça sans jamais se salir les mains.

Game of Thrones, Petyr Baelish, Littlefinger, grosse pute,

King of ze langue-de-pute in da place.

Les origines de bébé Petyr

Littlefinger n’est pas son nom officiel. Théoriquement, il s’appelle Petyr Baelish et il vient d’un coin tout pourri de Westeros, tellement pourri que personne en parle jamais, excepté Catelyn Stark. Dont Petyr est éperdument amoureux depuis sa plus tendre enfance. Du moins, c’est ce qu’il raconte à qui veut bien l’écouter quand on l’accuse de ne pas avoir d’âme. En vrai, c’est un gros romantique.

Son père étant propriétaire d’un fief ridicule, en l’occurrence les îles Finger d’où son surnom de « Petit doigt » (on saura jamais si cela relève d’un sujet sous la ceinture ou non, vu le caractère particulièrement asexué du jeune garçon), Petyr fait partie des bouseux de basse naissance qui pourront jamais vraiment exiger mieux que de manger des fientes de pigeons. Et ça, il le vit quand même très mal.

D’autant plus qu’élevé, non pas chez lui, mais au sein de la tribu Tully de Vivesaigues en tant que pupille de lord Hoster (le papa de Catelyn, avant qu’elle ne soit vendue mariée à Ned Stark, le bon copain), bébé Petyr n’a jamais vraiment été doué dans le maniement des armes et, plus généralement, tout ce qui implique une activité physique reloue qui fait transpirer. D’où les risées et quolibets permanents d’Edmure Tully (le petit frère de Cat, celui qui sait pas tirer droit une flèche) qui, lui, à défaut d’avoir un cerveau réellement efficace, pouvait t’envoyer bébé Petyr au tapis en deux-deux.

Petyr Baelish, as known as Littlefinger, dans l'une des rares scènes où il se sent mal à l'aise et en panne de répliques cinglantes.

« Je pige toujours pas pourquoi on a besoin de raconter tout ça… »

En gros, il n’a pas eu une enfance facile (c’est une homme torturé), rapport que le clan Tully valorisait la force physique et les serments d’honneur prisés par les Nordiens barbus et mal coiffés, au détriment de ces chétifs HQI & des horribles manigances que leurs cerveaux maléfiques seraient capables d’engendrer, desfois qu’on les pousse à bout. Bébé Petyr l’a bien compris et du coup, pour tenter de s’intégrer, il essaie de faire abstraction de sa naissance de mangeur de fientes de pigeon en tentant de remporter le coeur de Cat’ via… Un combat singulier contre cette grosse masse de Frère aîné de Ned le bon copain.

Etant donné qu’on n’est pas dans toutes les chansons et contes de chevaliers dont s’abreuve Sansa pendant toute la première saison, Bébé Petyr échoue, et de manière plutôt lamentable si je peux me permettre. D’autant plus quand on sait que Cat avait supplié en secret Frère Aîné Stark de retenir ses coups parce qu’elle savait déjà que bébé Petyr allait se faire sévèrement botter l’arrière-train. C’est l’échec de trop, et l’évolution du misérable Magicarpe qu’il était jusqu’ici s’opère enfin.

La transformation de Bébé Petyr en Lord Dark Baelish

Dites adieu à la tarlouze et bonjour au futur maître du jeu des trônes.

« OMG, I’m gonna RUIN YOU SOOO HARD. »

Vingt ou trente ans plus tard, Robert Baratheon (le gros roi barbu qui parle fort et boit beaucoup trop) vient arracher notre bon copain Ned de son Nord adoré, histoire de lui refiler tous les trucs chiants et administratifs qu’implique la gestion d’un royaume de plusieurs millions d’hectares, après la mort de Jon Arryn. Parce que bon, mine de rien, ça le fait un peu chier et surtout, ça retarde sa mutation en outre à vin médiévale. Forcé d’accepter, Ned, tel le bon copain qu’il est, le suit jusqu’à Port-Réal, où il fait connaissance avec la tripotée d’incapables et d’hypocrites patentés qui constituent le Conseil du Roi.

Conseil dont fait partie Lord Dark Baelish, au titre de grand argentier du royaume. Concrètement, il gère les finances et s’occupe de renflouer les caisses quand ça commence à manquer de liquidités (souvent, donc). Au passage, il s’emplit les fouilles de tout ce qu’il peut récolter et il est à la tête du plus gros réseau de bordels de la ville (quand on vous dit qu’il a le sens des affaires). Doublement ironique, quand on sait son incapacité à se lier à un autre être humain depuis que Cat l’a éconduit et qu’il s’est fait rétamer correctement par Frère aîné Stark à Vivesaigues.

Outre le détournement de fonds, Dark Baelish a une autre passion dévorante : la joute verbale et la surenchère d’obscures métaphores avec Lord Varys, un eunuque à la voix cheloue, lui aussi membre du Conseil en tant que « Maître Chuchoteur » (c’est le Perez Hilton chauve de Westeros, si tu veux). Leurs rencontres et les dialogues interminables qui les meublent sont celles où je décroche au bout d’un moment, malgré la tension palpable. Trop de métaphores tue la métaphore, à un moment j’veux dire, roulez-vous une pelle ou battez-vous, mais faites quelque chose et arrêtez de parler avec autant d’électricité dans l’air, ça devient gênant pour tout le monde.

Littlefinger et Varys, un duel au sommet.

CHAOS IS A LADDAH #TMTC

Les amours tumultueux de Dark Baelish

Etant donné qu’il ne s’est jamais remis de son amour de jeunesse pour Catelyn Stark (née Tully de Vivesaigues, fille de lord Hoster Tu… TAGGLE ON S’EN FOUT C’EST BON), Dark Baelish a une vision un peu déformée des relations sentimentales, nourrie durant toutes ses années par ses envies de vengeance sur les gens de la haute, eux qui l’ont toujours méprisé gentiment – à part quand il arrivait à ramener de la thune (en empruntant allègrement aux Lannister, qui eux-mêmes empruntaient allègrement aux Tyrell ou à la Banque de Fer)(quitte à plonger le royaume dans la merde hein, autant y aller franco). Petyr est lui aussi une victime de la friendzone, à l’instar de Ser Jorah Mormont qui se fait nexter depuis cinq saisons par Daeny et ses cheveux blancs.

Alors, quand notre bon copain Ned s’installe à Port-Réal avec ses deux filles sous le bras, dont Sansa l’éternelle naïve et parfait sosie de sa propre mère au même âge, Dark Baelish & sa moustache se mettent à frétiller de concert. Une Cat’ numéro 2 et sans aucun promis à l’horizon (Joffrey ne compte pas)(Ramsay non plus d’ailleurs, faut vraiment arrêter de la maquer avec des psychopathes) pour venir lui voler dans les plumes, c’est vraiment trop beau, quelle aubaine pour le frustré sentimental que je fais semblant d’être.

Lord Petyr Baelish, grand argentier du Royaume et sa vague des sourcils.

« Toi, moi, la casserole, ce soir. »

Sauf que Sansa est retenue par Cersei l’affreuse qui veut absolument la faire féconder par son psychopathe de fils, Joffrey. Damned. Comment qu’on fait alors ? Très simple. On fout le feu au pays, on assassine Joffrey discrétos et on court se réfugier chez Lysa (celle qui allaite les enfants de 7 ans et qui est aussi la sœur psychopathe de Catelyn), emportant Sansa sous notre petite aile protectrice. Le tout dans un royaume en guerre. Easy. On en parle ou pas, de la probabilité de traverser Westeros de Port-Réal jusqu’au Val d’Arryn avec la seule rousse de l’histoire sans JAMAIS se faire repérer par aucune armée ou pécore occupé à sarcler des champs de futures frites ? Parce que c’est techniquement improbable qu’autant de déplacements passent inaperçus, surtout lorsqu’ils sont exécutés avec une telle célérité.

Une seule explication : Dark Baelish se déplace en jet.
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Lord Petyr Baelish et ses coups d'oeil méprisant envers Ned Stark.

« Je me déplace en j… WAT ? Oké j’arrête, ca devient n’imp cet article.« 

C’est donc à dos de dragon invisible (voire de Sombrals, soyons fous)(ils sont où les vrais fans d’Harry Potter ?) que Dark Baelish & Sansa, qui n’est plus tout à fait rousse, débarquent chez la siphonnée du bocal de Westeros : Lysa Arryn. Avec qui Littlefinger couche depuis cinq saisons pendant que nous, pauvres naïfs, on le croyait tous asexué. C’est fort, c’est très fort. Cela dit, on le pensait aussi suffisamment amoureux de Catelyn pour éviter à Ned Stark de se faire trancher la jugulaire sur la place publique donc bon, on n’est plus à une trahison près.

Quand Lysa retrouve Petyr, j'ai juste envie de dire... Voilà voilà.

Ça, c’est de la relation qui fait rêver.

Sur place, Sansa s’illusionne deux secondes sur la vie et les multiples possibilités qu’elle contient, entre autres l’éventualité de pouvoir se lever chaque matinpleine de candeur et d’innocence, sans craindre de se faire violer au détour d’un couloir. Et puis elle se rappelle que la vie, c’est toujours un peu de la merde quand t’as 17 ans : coucou la psyché totalement déséquilibrée de Dark Baelish qui se dit que tenter sa chance, là, au milieu de la cour pleine de neige, c’est pas loin d’être une idée de génie niveau romantisme et roulage de pelles, j’suis vraiment trop bon.

Sauf que niveau discrétion, c’est un zéro pointé. Etant donné son master en manipulation & entubage, on peut se demander comment il a pensé échapper au stalkage intensif de Lysa, sa meuf’ officieusement officielle, à deux doigts de plonger dans la folie et la paranoïa. Ou alors je me goure et tout ceci n’était que mise en scène astucieusement préméditée pour faire péter la dernière durite qu’il lui restait en place ? Avec l’ami Petyr, on ne sait pas, on ne sait plus, on ne sait jamais.

Lysa perd donc définitivement toute notion de bon sens (qu’elle avait déjà pas bien développé) et accuse Sansa de chauffer Tonton Petyr toute la sainte journée pour se faire engrosser. Normal . Et la question de la pédophilie l’inceste, de Sansa sosie de sa mère, de l’obsession maladive de Petyr pour les rousses, de l’attaque éclair du bisou dans la cour, on en parle ? Non ? Oké. Raiponce 2.0 se fait donc à nouveau broyer l’ego de manière monstrueuse quand elle comprend, horrifiée, que Tatie Foldingue, censée l’aimer de tout son petit cœur comme l’aurait fait maman-Cat de son vivant, est sur le point de lui faire franchir la Porte de Lune pour finir sa course 2 850 mètres plus bas, éclatée comme un fruit trop mûr. C’est sans compter l’intervention quasi-divine de Dark Baelish.

« DIS DONC, FAUDRAIT VOIR A PAS DÉCONNER AVEC MES AFFAIRES, LYSA. » 

Dark Baelish, QI de joueur d’échecs & faciès de fouine

Pendant que tout le royaume se déchire pour savoir qui a la plus grosse (armée, la plus grosse armée), Dark Baelish tire les ficelles en coulisse avec son rictus légendaire au coin des lèvres et sa tête de rat musqué sur le retour. Il bat tout le monde à plate couture, inutile de le nier plus longtemps. Littlefinger, c’est un cerveau de mastermind dissimulé derrière un corps de faible. C’est le mec dont tu te méfies un peu au début, puis plus trop après parce que c’est marqué sur sa gueule qu’à l’école, on le caillassait à chaque récré pour lui voler son goûter. Jusqu’au jour où tu percutes qu’il te l’a fait à l’envers MAIS GENRE CORRECT, qu’il est trop tard pour regretter de pas avoir été plus sympa avec la tête de Turc de ta classe de CE1 et qu’il ne te reste plus que tes yeux pour pleurer.

________LE PREMIER, ET NON DES MOINDRES

C’est quand même d’avoir convaincu Lysa-la-Foldingue d’exécuter froidement son mari, feu John Arryn, qui avait l’air vachement cool vu comme tout le monde en parle parlait (malgré le fait qu’il soit vieux et décrépi et qu’il aurait pas tardé à casser sa pipe anyway). Assassiné avec du poison extrêmement rare et super reuch, des larmes-de-Lys(a). Tout en sachant parfaitement que le poison est une arme raffinée, une arme de femmes quoi, glisse subtilement Dark Baelish à l’oreille de Ned. Ou d’eunuques aussi mais bon j’dis ça j’dis rien, sauf que notre Perez Hilton chauve n’y est pour rien (enfin cette fois-là, il n’y est pour rien). Parce que c’est quand même ce meurtre qui initie tout le reste. Jon Arryn vivant, les Stark le seraient encore tous aussi. Ça, c’est une superbe illustration de l’effet papillon & de la théorie du chaos, tu vois.

Jon Arryn et la tradition flippante des faux yeux sur les vrais yeux pour guider le défunt dans l'au-delà.

Lol, allez moi j’me casse, débrouillez-vous avec tout ce merdier.

Leçon #1, toujours laisser traîner un indice (#filsdeputasserie) pour désigner un coupable tout trouvé, en l’occurence Varys et Cersei.

________LE DEUXIEME, LE PLUS JOUISSIF

S’il y a un personnage qu’on a tous détesté parce que c’était le roi des petits cons à tête de nœud, c’est Joffrey Lannister. On a tous prié pour sa mort pendant de longues heures, des larmes de rage au fond des yeux, sans savoir pourquoi l’ami George laissait ce monstrueux fruit de l’inceste en vie alors qu’il venait de trucider sans aucune honte notre bon copain Ned et qu’il s’éclatait à torturer Sansa tout en traînant dans la boue son oncle Tyrion (on l’as tous haï  pour avoir retiré ce tabouret)(mais bon, on en a aussi voulu à Sansa d’hésiter à se baisser pour recevoir cette putain de couverture sur les épaules).

Alors voir cette petite pute de Joff’ s’étouffer dans son propre vomi le jour de ses noces avec Margeary Tyrell, c’était presque trop beau pour être vrai. Quand le premier mastermind du royaume mijote en douce avec le deuxième mastermind du royaume (Olenna Tyrell, la mamie la plus swagg de la terre), faut pas s’attendre à ce que tout se fasse dans la dentelle. Par contre, niveau efficacité, ça se pose là.

Leçon #2blame it on the dwarf, always. Tout le monde s’en méfie, de toute façon, c’est presque trop facile.

________LE TROISIÈME, LE PLUS MACHIAVÉLIQUE  

Alors que Stark & Lannister se méprisent en silence depuis des années, pourquoi qu’on mettrait pas gaiement le feu aux poudres en foutant un dawa monstrueux dans tout Westeros ? A cette question, Dark Baelish répond « pourquoi pas tiens, ça risque d’être super fendard » . Aucune hésitation au fond des yeux quand il affirme avec un aplomb parfaitement déconcertant à notre bon copain Ned Stark qu’il aura l’appui du guet et qu’il peut donc aller tranquillement mettre sous clé Cersei Lannister et les trucs incestueux qui lui servent d’enfants. Aucune hésitation non plus quand tous les hommes de Ned se font trucider à coups de pelles sous ses yeux. Sans oublier son effroyable sournoiserie lorsqu’il lui plante un poignard sous la gorge en chuchotant à son oreille d’homme du Nord biberonné aux serments sur l’honneur « dommage, t’as joué et t’as perdu, la prochaine fois, tu seras moins radin en pot-de-vin, lolilol » .

Aaah, elle est loin, la détermination en mode Boromir, fils du Gondor, hein ?

« Merde, j’me suis encore fait avoir comme un bleu. »

Leçon #3, ne jamais brader ses talents : ça peut rapporter gros.


C’est sûr que, tout de suite, on est à un autre level
qu’avec Cersei & son QI d’huître sous acides.
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► GAME OF THRONES, t’en redemandes ?

Si tu es à jour sur la famille Stark et le clan Lannister (formé pour moitié de sombres connards paranoïaques et pour l’autre moitié d’estropiés spirituels), je te recommande chaudement d’enchaîner sur l’histoire sombre et triste de Ser Jorah Mormont de la Friendzone qui s’est perdu en terre Dothraki. Et par là-bas, tu peux retrouver les personnages dotés d’un mono-neurone.
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    • Ahah, on lui en veut encore tous pour Ned Stark… Par contre, on lui doit la mort de Joffrey donc bon, l’un dans l’autre, ça compense ptêtre ?

      Non, c’est évident que ça compense rien du tout. Nedounet d’amour en vaut mille, des Joffrey.

      Merci pour le passage et le petit mot, en tout cas 😉

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  7. T’as raison au fond tout part de sa condition. On se doute qu’au delà des goûts s’il était héritier d’une prestigieuse maison Cat aurait réfléchi avant de le rembarrer. Ca ouvre un chapitre intéressant et imprévisible avec Sansa. Il est rongé par la vengeance et justement n’a jamais oublié cet affront, va-t-on voir Baelish faiblir face à la détresse de Sansa. Je pense qu’il n’en sortira pas indemne, s’il n’est pas complétement déglingué .

    • Je pense qu’il a déjà commencé à faiblir… ‘Fin il vient de tuer Lysa Arryn et il a fait ça sous les yeux de Sansa. D’ailleurs, elle se réveille enfin sur ce sujet : elle commence à comprendre l’influence (senssouale) qu’elle a sur lui et surtout, elle commence à être crédible quand elle ment (cf. le petit sourire de fierté de Petyr quand il l’entend en train de le blanchir sans sourciller d’une potentielle accusation de meurtre sur la personne de Lysa-la-Foldingue). J’ai envie de dire que c’est pas trop tôt. Bon après, comment est-ce qu’ils vont réussir à tourner ça dans la série alors que, théoriquement, son mariage avec Ramsay Snow n’a jamais eu lieu dans les livres (il me semble que c’est la malheureuse Jeyne Poole qui s’y colle #VDM), puisque Baelish la fait passer officiellement pour sa fille adoptive in ze books… J’aimerais bien que Sansa devienne son dark disciple, et soit la prochaine reine de Westeros. Avec un level de manipulation cumulant les miles Lannister + Baelish, y’a de quoi vendre du rêve, nan ?

      Aaaah, tant de questions sans réponses, trop de suspense tue le suspense.

  8. Baelish et Varys ça c’est la hardcore bromance qu’on aime. Je rêve secrètement que l’épopée se termine sur leur affrontement final. En revanche la théorie du « tu m’as rejeté alors je détruis le monde » c’est dans l’oeuvre et j’ai rien compris ou c’est ton interprétation ? Enfin bref Littlefinger est mon perso favori, passionnant avec ses trois coups d’avance et Aidan Gillen, parfait, a su lui conférer cette délicieuse perversité.
    Billet excellent et drôle !

    • « En revanche la théorie du « tu m’as rejeté alors je détruis le monde » c’est dans l’oeuvre et j’ai rien compris ou c’est ton interprétation ? »

      Je ne pense pas que ce soit la raison (tout du moins, l’unique raison, non, c’est évident) pour laquelle il fait tout ce qu’il fait. Mais il est clair que sa blessure secrète, c’est quand même le rejet du clan Tully et de Catelyn en particulier (friendzone, quand tu nous tiens) à l’époque peu glorieuse de son adolescence. Couplé au fait qu’il vient d’un milieu de pécore et qu’il a jamais digéré sa naissance dans les basses couches de la société westerosienne, ça donne un ego grandement manipulateur. Disons que Cat’ lui a pété en deux toute sa légèreté (et bien involontairement hein, les goûts et les couleurs, toussa toussa) en lui disant « Non Petyr, tu sais bien que tu n’es que mon meilleur copain, moi, j’aime les gens qui se battent avec des muscles« .

      Mais tout ça n’engage que moi, ahah 😀

  9. Ton regard sur ce personnage de Game of Thrones me donne envie de voir la série que je n’ai toujours pas vu.. oui je sais faut que je m’y mette 😉 toujours un plaisir de te lire !

  10. Pingback: De mon addiction à Game of Thrones & Sansa Stark | Sweet Judas

  11. J’ai tellement ri en lisant cet article… qui est bien vrai cela dit ! J’adore le personnage de Little Finger justement parce qu’il est totalement tordu et totalement génial. Le mec a quand même foutu un bazar monstre dans tout le royaume et comme tu le dis, c’est vraiment un bon exemple de l’effet papillon ! Merci pour cette barre de rire en tout cas 🙂

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