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Suicide Squad

Suicide Squad, le film qui aurait pu être bien mais non, en fait.

*Ça va être super long, j’préfère prévenir.

Après l’attente de The Revenant & Civil War, figurait sur mon calendrier personnel la sortie de Suicide Squad, un énième blockbuster estival mettant en avant ce que l’univers DC Comics a réussi à créer de mieux : ses méchants. Après le lamentable échec de Batman vs Superman, ça jouait donc gros et le teasing autour de Will Smith et ses copains a été aussi (voire plus) agressif que celui des aventures de Steve Rogers qui part en gué-guerre contre son ancien meilleur pote Tony. Avant de rentrer dans le vif du sujet, je reconnais une chose, c’est que DC met clairement la pâté à Marvel en matière de bande-annonces :

Ça promettait quand même un film vachement sombre, avec deux-trois p’tites punchlines par-ci par-là, mais rien de cartoonesque avec du violet dégueulasse qu’ils ont ensuite été nous coller sur l’affiche. A la question « le film est-il à la hauteur  de ces promesses de vilains pleins de charisme, de ressentiment et de badassitude qui nous changent un peu des Avengers et de leurs looks de bégeays ? » , la réponse sera donc franche et rapide : NON, ABSOLUMENT PAS. Suicide Squad, c’est gravement un navet et dieu sait pourtant que je suis bon public dès qu’on m’annonce qu’Harley Quinn et le Joker vont entrer dans le cadre.

De quoi ça parle ?

Le film démarre autour d’un petit dîner mondain, avec une Annalise Keating (qui a visiblement laissé tomber ses perruques et son styliste) devenue Amanda Waller. On abandonne le costume d’avocate de Satan pour le poste de directrice d’agence paramilitaire secrète au sein du gouvernement américain (ça envoie comme titre, hein ?). Viola Davis semble condamnée à jouer des meufs dont le psyché frôle le degré zéro en matière d’expression émotionnelle : Annalise comme Amanda sont des psychopathes ayant perdu leur enfant dans un accident de voiture et qui ont choisi de nier la chose en bloc en se réfugiant dans leur boulot. En gros, c’est pas avec elle que tu vas négocier quoi que ce soit, quand bien même tu serais Président des US ou possédée par une déesse vieille de 6 000 ans. Faudrait voir à pas déconner non plus.

#JudgingFace

Alors comme ça, mon idée d’escadron suicide, c’est de la merde hein ?

Pendant qu’elle découpe son steak (saignant) avec un couteau de boucher, elle laisse son collègue (un haut gradé militaire qui n’a pas de nom)(on s’en fout il sert à rien de toute façon) feuilleter un classeur « TOP SECRET » (en plein milieu d’un restaurant, tutafé) qui présente son dernier bébé : la création d’un commando très spécial, composé uniquement des plus grosses raclures et malades mentaux que renferme l’asile d’Arkham. Ouh la bonne idée que voilà. Alors oui, on sait que Batman galère depuis soixante ans à tous les attraper pour les mettre sous les verrous, mais bon j’vous propose de les lâcher dans la nature pour en faire de la chair à canon pépouze & gratuite au cas où un cousin de Superman déciderait de retourner sa cape et de nous latter la tronche, z’en dites quoi ?

Le collègue, on le sent un peu emmerdé étant donné qu’il a l’impression de parler avec une Annalise Amanda qui a complètement perdu les pédales niveau sens des réalités (c’est pas entièrement faux), tout en  refusant de lui dire non directement par peur que son cœur aille remplacer le morceau de barbaque sur lequel elle s’acharne depuis quinze minutes. Alors il tente un « oui non je sais pas trop faudrait en parler en réunion lundi t’vois, j’peux pas trop donner mon avis à chaud, là comme ça » et on enchaîne sur la présentation de chacun des super-vilains qu’Amanda prévoit de recruter dans sa Task Force X :

90% de temps de présence à l'écran mais ça reste une famille soudée (en moins de 5 heures).

Deadshot (Will Smith) qui se fait une private joke avec Harley Quinn (Margot Robbie).

  • Deadshot, incarné par Will Smith l’éternel pater familias divorcé mais dévoué et forcé de faire des choses moches (comme éclater des crânes d’inconnus à coups de sniper)(contre 2 millions de dollars) pour assurer l’inscription de sa progéniture à Harvard.
  • Harley Quinn (incarnée par Margot Robbie, la blonde du Loup de Wall Street) dont on retiendra avant tout les gros plans sur son postérieur, rythmés par les « T’es bonne mais t’es aussi vraiment conne, hein » que lui adressent ses comparses (subtilité, toujours). Oké, elle est gentiment fofolle mais on va pas se mentir : la Quinn complètement pétée et incontrôlable des comics est bien loin. En témoigne cette scène affligeante où Harley explose une vitrine pour récupérer un sac Chanel (moche, en plus) filmée entièrement au niveau de ses fesses.

Le reste se compose d’un gros tas d’asociaux qui leur servent principalement de faire-valoir pendant deux heures. A tel point qu’on prend à peine le temps de nous les présenter (cf. Captain Boomerang & Slipknot, ci-gît le respect) :

(Coucou j'ai eu le rôle parce que Tom Hardy a dit non.)

Voilà hein, niveau charisme, c’est quand même pas trop ça.

► M. Drapeau (Rick Flag, oui c’est drôle, ahah), nommé responsable de la mission par Annalise Amanda. Officier des forces spéciales, militaire de père en fils, c’est le mec intègre et droit dans ses bottes. Son charisme proche de zéro va lui causer quelques soucis et amener Deadshot à endosser le rôle de chef (parce que les tueurs à gage ont une grandeur d’âme insoupçonnée et un sens du sacrifice hors du commun, c’est bien connu). La seule principale chose à retenir de M. Drapeau, c’est qu’il est amoureux fou de…

Chu trop mystique tavu.

Cette personne est donc possédée par une meuf vieille de 6 000 ans. Normal.

► June Moon, l’archéologue sekssy et timide (incarnée par Cara Delevingne qui sait visiblement pas quoi faire de ses bras ou de son corps en général), possédée à mi-temps par l’âme d’une déesse vieille de 6 000 ans, appelée « L’Enchanteresse » . Le genre d’entité malveillante qui fait pas trop rire et qu’il vaut mieux ne pas essayer de contrôler à moins d’être complètement suicidaire. Sauf que l’idée d’avoir un Wikileaks géant sous la main, ça fait un peu trop bicher Annalise Amanda pour qu’elle y renonce aussi facilement. Du coup, elle lui vole son cœur (Davy Jones revival) et l’enferme soigneusement dans une mallette en titane, histoire de pratiquer un peu de vaudou dessus si jamais June et sa double personnalité venait à la prendre pour une buse (on n’est jamais trop prudent).

Ouais j'suis un mec dark mais j'cherche la rédemption, cousin.

Il aurait pu être super classe mais avec son nervous breakdown de derrière les fagots, ben non en fait.

► Diablo (incarné par Jay Hernandez), une ancienne petite frappe dont le corps est recouvert de tatouages ambiance Lady Gaga (ambiance Born This Way). S’il devait exister un pendant crédible de Hulk chez DC Comics, ç’aurait pu être lui et ses gros problèmes de gestion de la colère (parce que quand il pète un plomb, il crame femme et enfants). Sauf que non. Diablo essaie péniblement de se racheter une âme pendant le film, se transformant en un ersatz ridicule de petite fiotte, enfermé dans son container, balançant du LOVE en lettres de feu à qui veut l’entendre (nan mais sérieusement, on en parle du ridicule de cette scène ou pas ?) et jouant les pom-pom girls effarouchées rien qu’à l’idée de se battre, de perdre le contrôle de ses nerfs et de transformer ses nouveaux copains en méchouis. Bref, Diablo c’est UNE GROSSE PUCELLE.

Oui, c'est à ce sabre qu'elle parle parce que son mari est dedans (#émocheune).

Pas d’souci, j’suis trilingue, j’ai pris LV1 Anglais renforcé.

Katana, une asiatique minuscule servant de garde du corps à M. Drapeau (parce qu’il est incapable de se défendre seul, vu que c’est une victime) et qui hésite pendant deux heures entre l’anglais et le japonais. Son pseudo lui vient de son sabre qu’il est magique c’est trop foufou : dès qu’elle tranche quelqu’un avec, l’âme de la victime est piégée à l’intérieur. On sait pas pourquoi, on sait pas comment, c’est posé comme un cheveu sur la soupe, mais voilà maintenant t’es obligé de verser ta larmichette sur la séquence émocheune où elle s’adresse à son défunt mari qu’un gang a choisi de fumer avec le-dit sabre (#VDM).

On retiendra surtout qu'il est moche. Et c'est à peu près tout.

J’ai la dalle, je me ferais bien un ou deux G.I. pour midi.

Killer Croc, un des personnages que j’attendais quand même au tournant, gardant un douloureux souvenir du nombre de fois où il m’a bien défoncé ma race dans Batman Arkham AsylumMais non. Des répliques qui se comptent sur les doigts d’une main et des apparitions simplement destinées à montrer ses canines et son physique en carton-pâte sorti tout droit de Buffy contre les Vampires, je vous laisse imaginer la déception. Il est où le monstre enfermé dans les égouts et qui bouffe ses geôliers pour son 4h, hein ? (Réponse : il chille en regardant des clips de rap sur MTV, merci les gars.)

Non mais pourquoi vous m'avez engagé en vrai ?

Captain Boomerang, le personnage useless par excellence.

Captain Boomerang, moustachu, violent, braqueur de banques à l’occasion et gros consommateur de binouzes pendant que ses collègues se font latter la tronche par les sbires de l’Enchanteresse. Et c’est à peu près tout. Ah non, son super pouvoir c’est de lancer des boomerangs, cool hein ?

(De toute façon, on sait même pas comment tu t'appelles alors bon...)

Coucou, moi j’suis là pour la figuration, faites comme si j’étais pas là surtout.

Slipknot. Sitôt apparu, sitôt fumé. La plus grosse blague du film.

Et à part ça, il se passe quoi ?

Histoire de convaincre ses supérieurs qu’elle tient là une idée de génie, Annalise Amanda envoie l’Enchanteresse transplaner jusque dans les archives militaires supra-protégées d’un obscur pays du Moyen-Orient (l’Iran, certainement). On tient là l’espionne du siècle mais visiblement, tout le monde s’en branle. On préfère valider le Projet X et laisser Annalise Amanda jubiler d’avoir formé une team qui promet de se battre contre des méta-humains à coups de poings, de batte de baseball et de boomerang. Hormis toute l’armada des forces spéciales américaines, on préfère engager quatre tondus et une psychotique dont le seul fait d’armes est un saut de l’ange dans une cuve d’acide (Harley, si tu m’entends) plutôt que de négocier un partenariat durable avec des mecs comme Batman, Aquaman ou Flash. ET ÇA CHOQUE PERSONNE. Voilà dans quoi partent vos impôts, citoyens de Gotham, réveillez-vous.

L'abus de CGI ne masque pas ta nullité, Cara.

Fun genre… Un bain ?

Bon c’est pas tout ça mais maintenant, faudrait penser à rassembler tout ce petit monde alors nous les gars, on va y aller hein. Survient alors une des seules bonnes scènes du film, à savoir celle où Deadshot essaie de négocier les termes de son pseudo-recrutement avec une Waller plus poker face que jamais (même si on se demande surtout pourquoi il en profite pas pour buter tout le monde, se barrer fissa retrouver sa fille chérie et nous lâcher la grappe avec son background dramatique à deux francs). Profitez-en bien parce que la suite n’est qu’une lente agonie se vautrant encore et toujours plus dans la médiocrité. Avec 175 millions de budget, c’est quand même gravement la loose.

Et sinon Annalise Amanda, comment que tu comptes maîtriser ces gens-là puisque techniquement c’est un peu la pire engeance de l’humanité et faudrait voir à pas leur lâcher trop la bride sinon on va gravement se retrouver dans la merde et comptez pas sur moi pour essuyer les pots cassés ? qu’un énième gradé inconnu demande à haute voix. Pas de panique les potos, qu’elle répond, j‘ai pensé à tout : une micro-bombe implantée dans le cou, l’appli-détonateur dans l’Iphone de M. Drapeau et hop, on est paré pour sauver la planète New-York Gotham. Quelques sceptiques bougonnent derrière leur moustache, parmi lesquels Captain Boomerang et son copain Slipknot (apparemment expert en tyrolienne, sorti du néant trois minutes plus tôt), persuadés qu’on se fout clairement de leur gueule avec cette histoire d’implant explosif dans la nuque. Sauf que non.

Slipknot en fera les frais sitôt débarqué de sa camionnette – merci Slipknot, au revoir Slipknot – après une tentative de fuite ridicule où Sieur Boomerang se fait démonter par l’Asiat’ minuscule et son katana enchanté en deux secondes tandis que son collègue a le temps de déployer câble et mousqueton pour s’envoler vers d’autres cieux, ni vu ni connu j’t’embrouille. Probablement la seule occasion pour M. Drapeau d’asseoir un semblant d’autorité sur son escadron de gentils siphonnés, avant que le Prince de Bel-Air ne le renvoie dans le vaste néant des figurants sans aucun swagg (merci Will, c’est vrai qu’on t’entendait pas suffisamment l’ouvrir depuis une heure).

L’Enchanteresse & le level zéro de charisme

Vous vous demandez sûrement pourquoi on a convoqué tous ces braves gens et leurs cerveaux malades, histoire que le film ressemble à autre chose qu’une équipe de bras cassés en goguette ? C’est très simple : ils vont affronter un méchant encore plus méchant qu’eux (c’est pas bien dur en même temps), bricolé vite fait bien fait, avec une envie de vengeance sortie de nul part et des effets spéciaux opérant un come-back inespéré depuis le début des années 2000. C’est cadeau les enfants, vous allez en prendre plein les mirettes.

On s'en tamponne, c'est nous qu'on est les mieux payés de toute façon.

Hé Willou, téma comment on va trop leur jeter de la poudre aux yeux à toute cette bande de pigeons.

Pendant le « Will-Robbie show » , June papote avec son double maléfique dans son sommeil un peu agité, jusqu’à murmurer « Enchanteresse » (normal). Sous les yeux horrifiés de M. Drapeau, son amoureuse se transmute en gothique mystique partie triper à Coachella en plein mois d’août. Consciencieux et appliqué (et parce qu’il sent bien que ça va partir en couille dans deux secondes), Rick se précipite sur son Nokia 3310 pour appeler Annalise Waller. Il en aura pas le temps, l’Enchanteresse le menaçant de buter June s’il bouge le moindre orteil. Et voilà notre brave Capitaine Drapeau, amoureux transi, qui baisse les yeux, accepte d’être privé de dessert et s’excuse platement d’avoir ouvert sa mouille, tout en fixant ses semelles de rangers. Une victime, je vous l’avais dit.

Ni une ni deux, l’Enchanteresse se précipite chez Waller donc (qui dort, à cette heure-ci) histoire de récupérer son palpitant & son indépendance. C’est sans compter la valise en titane et son voyant rouge qui lui suggère gentiment d’aller se faire foutre dès qu’elle approche d’un peu trop près. Bon, bon, bon, oké, très bien et si je feuilletais ce classeur TOP SECRET, desfois qu’il m’apprenne des trucs sur moi ? En voilà une idée qu’elle est bonne : une déesse de 6 000 ans qui décide de faire cavalier seul et d’anéantir le reste du monde pour une blessure d’orgueil mal placé (les gens préfèrent l’Iphone 6 à mon charisme de divinité hindoue, VDM) ? Pas de problème, laissons-lui à disposition toutes les infos dont on dispose sur elle, y compris l’horrible poterie où repose son grand frère un brin ronchon. Et puis, on s’occupera de la crédibilité plus tard de toute façon.

#JudgingFace

Comment ça, j’suis un peu légère, niveau organisation et sécurité ?

Comme elle se sent un peu seule et qu’elle a grave envie de faire la teuf’, l’Enchanteresse invoque alors son frère en explosant ladite statuette contre une étagère (oui, le destin du monde repose dans deux figurines en terre glaise, je sais, c’est fou). Surgit alors un Salamèche inca, endormi depuis 7 000 ans dans une statuette en terre cuite, que sa sorcière de sœur largue dans le métro, rempli d’âmes innocentes à dévorer pour son p’tit déj’, avant de retourner s’endormir dans les bras de M. Drapeau. Notre éternelle victime décide de passer sous silence l’escapade de sa copine (après tout, elle est ptêtre juste partie s’acheter des tampons à Carrefour, on n’en sait rien) pendant que Reptincel fout le bordel en ville et parfait son évolution en Dracaufeu.

(Ça, c’est de l’introduction de personnage, avoue.)
°

Tandis que notre torche humaine crame tout ce qui l’entoure, mères de famille & SDF compris, ça commence à s’agiter un peu du côté du gouvernement. Personne ne fait le rapprochement entre le brasero péruvien & June (c’est vrai, pourquoi on en ferait un après tout ? Les divinités vénères, ça court les rues par chez nous), et M. Drapeau pense pas non plus à signaler l’escapade de la veille, desfois que ça ait une quelconque importance, on sait jamais j’risquerais de me faire encore engueuler comme une grosse victime. Waller, qui veille au grain depuis son penthouse en plein milieu de la ville, donne alors le top départ du Projet X. Ça y est, tu penses enfin voir l’escadron en pleine action ? Dommage mais non, seuls M. Drapeau & l’Enchanteresse sont appelés à la barre, les autres servant concrètement à que dalle à part à faire joli sur l’affiche pour l’instant.

J'ai appris à me maquiller en regardant des clips d'Avril Lavigne.

Oui, c’est moi la traîtresse.

Le plan d’attaque est simple : M. Drapeau active une bombe à retardement (DE DEUX SECONDES), June transplane avec sous les pieds de Salamèche, la largue et re-transplane pour qu’ils aillent manger des cookies. Sauf que ce serait trop simple, tu te doutes bien. June convoque sa deuxième personnalité, active la bombe et transplane. Mais sans la prendre. Voilà, merci au revoir. Rick est bien dans la merde (et on espère tous qu’il va mourir là, tout de suite, aussi) mais visiblement, désamorcer un explosif en moins de deux secondes, ça se fait easy vous inquiétez pas les gars je gère.

Sitôt transformée donc, la sorcière se barre rejoindre son frérot (pourquoi elle l’a pas fait avant, bonne question) pendant que Waller lui transperce le cœur à grands coups de couteau suisse parce que c’est une fieffée traîtresse et que les traîtres, chez nous, on n’aime pas ça. Bon, mis à part la piquer un peu, ça lui fait pas grand-chose et surtout ça lui fait plus rien dès lors que son frangin lui refourgue un peu des vitamines C accumulées pendant son escapade dans le métro. Magie du cinéma, on a donc deux êtres divins, au look de steampunk pour l’une et flammèche pour l’autre, en liberté dans la nature et désormais peu ou prou indestructibles. Pourquoi est-ce qu’elle jouait à la poule mouillée alors qu’elle peut se passer de cœur pépouze, on saura jamais mais voilà, c’est fait, bonjour la vacuité du scénario.

Vu qu’il faut pas compter sur M. Drapeau niveau efficacité, la Suicide Squad est enfin activée et rassemblée (ça fait une heure trente qu’on nous la tease en même temps), accompagnée d’une trentaine de gros bras surentraînés, équipés de gilets pare-balles et armés de mitrailleuses. Résumons rapidement les super-méchants censés défoncer leur race à deux méta-humains aux pouvoirs quasiment illimités :

  • Deadshot, qui met toujours en plein dans le mille. Sauf qu’un sniper, ça sert à rien contre des flammes & un vortex sorti d’outre-tombe, c’est con hein.
  • Harley Quinn, qui part au combat en maillot de bain et bas résille. Aucun super-pouvoir mis à part celui d’avoir quelques araignées au plafond et un petit copain ridiculement chétif. Ah si, excusez-moi, elle a une batte de base-ball.
  • Rick Flag, censé mener la troupe à la baguette mais bon, j’suis surtout là pour l’intérim en attendant Will Smith hein.
  • Diablo aka Salamèche #2, qui est le seul à avoir un semblant de pouvoir badass. Sauf qu’il s’en sert pas, vu que c’est une grosse tantouze.
  • Killer Croc, le mec dont la mère a couché avec un crocodile.
  • Captain Boomerang qui… lance des boomerangs oui oui oui.
  • Slipknot, expert en mousquetons (décédé).
  • Katana, pas vraiment méchante mais pas vraiment utile non plus, avec son sabre enchanté.
Et puis, c'est pas une excuse pour servir autant à rien, hein.

Harley Quinn vole un sac Chanel (moche en plus) et explose une vitrine blindée AVEC UNE BATTE EN BOIS.

Voilà. A la place de l’Enchanteresse, autant dire que je m’inquiéterais pas des masses pour mon objectif de destruction du monde. Bémol quand même parce qu’avec cette phrase, on pourrait croire que je sous-entends qu’elle a un plan alors que non, elle a juste de la chance, du kérosène, un frère inflammable et une armée de citoyens innocents qu’elle a l’air d’avoir plongée dans un bac de goudron bien dégueu. Citoyens désormais indestructibles parce qu’un bisou de la sorcière, ça vous change un homme (sauf si tu leur tires dans leur cerveau en forme d’herpès géant). Et ça a beau être des zombies qui avancent en ligne, comme des pions aux échecs, en faisant greu-greu, Harley en bute cent fois plus à grands coups de batte dans la face que les mecs des forces spéciales avec des mitraillettes et des lunettes de vision nocturne. Crédibilité, toujours.

Après récupéré Annalise Waller dans sa tour d’ivoire (ouh le gros suspense, c’était donc elle la VIP à sauver, on s’en doutait pas dis donc), la progression du groupe est rythmée par des apparitions ridicules furtives du Joker qui tente amoureusement désespérément de récupérer Harley (qu’il a abandonnée en train de se noyer dans une rivière trois quarts d’heures plus tôt, souvenez-vous)(sans Batman, y’avait plus de Harley, alors bon le trip romantico-romantique sorti de nul part, je dis non). J’peux concevoir qu’il faut bien justifier le temps de présence de Leto dans les bandes-annonces (sinon on aurait eu l’impression d’être un peu trop pris pour des cons, merci Warner), mais bordel… WHY ? Depuis quand le Joker est un lover prêt à se sacrifier pour autre chose que sa propre gueule d’adolescent blafard et affreusement chétif ? Depuis jamais, on est bien d’accord.

Non, le Joker n'a jamais eu le moindre intérêt pour Harley Quinn. JAMAIS.

La nouvelle définition du romantisme, so 2016.

Peu importe de toute façon, puisque sa minute de preux chevalier sera anéantie par Annalise Waller & son bazooka sorti de derrière les fagots. L’hélico se crashe (bien proprement), mais sans tuer Harley (qui saute sur un toit d’immeuble deux secondes avant l’explosion) ni son Poussin, parce qu’on vous l’a pas dit mais on les a moulés en adamantium (spéciale dédicace, Wolverine) alors bon, une ou deux explosions dans la tronche, ça nous en touche une sans faire bouger l’autre, remballe ton joujou copine, on parlera plus tard. Harley est triste, persuadée que son Poussin est décédé (j’ai prié pour que ce soit vrai)(mais non) alors du coup, elle attend que ses copains redescendent du haut de leur building pendant qu’une pluie torrentielle s’abat sur ses cheveux secs et cassants. Aucun méchant en vue, visiblement, ils ont tous pris leur pause-clope en même temps, c’est pratique.

Pendant qu’Annalise Amanda se fait capturer par la bro-team, notre escadron, qui commence à en avoir ras-la-casquette de ce scénario de merde, se fait un apéro improvisé dans le bar d’un hôtel voisin, entièrement désert. Téma les gros rebelles de la sociétay. M. Drapeau, qui peut leur faire péter la cervelle s’il en a envie, choisit de leur sortir les violons et de pleurer à chaudes larmes parce qu’il a un cœur quand même et qu’il a besoin de ses nouveaux copains pour aller sauver June (vu que la trentaine de gars des forces spéciales se sont fait latter la tronche, ça laisse peu d’options forcément).

Du blabla inutile et navrant pour finir de nous convaincre que roh mais c’est qu’ils sont pas vraiment méchants, bien sûr qu’on va t’aider à sauver le monde ta copine Rick, laisse-nous juste terminer notre kir royal à la pêche, on a bien mérité un break. Personne n’essaie de se barrer (encore une fois, WHY ?), tout le monde choisit d’aller au charbon sans la moindre hésitation parce qu’après deux heures de copinage forcé, ils forment tous une grande famille de l’amour et de l’amitié avec plein d’arcs-en-ciel ailleurs que dans les cheveux d’Harley.

Suicide Squad, le film Will Smith, Margot Robbie et tout plein de figurants, réalisé par David Ayer (2016).

Je ne sais pas à qui on doit ce montage, mais c’est vraiment fabuleux.

Arrive donc la bataille finale où les méchants qui sont en fait des gentils bottent le cul de l’Enchanteresse et de Salamèche qui, eux, sont des méchants tout courts. Bon, on va couper court, la team Rocket est défaite, Diablo fait enfin tout cramer (on n’y croyait plus), Killer Croc cachait visiblement un passé de champion olympique de natation, Captain Boomerang boit une binouze et Harley arrache le cœur de l’Enchanteresse avec le sabre de Katana (histoire de la raccrocher un peu à l’histoire vu que bon, on a toujours pas pigé pourquoi elle était là, hormis pour une question de diversité ethnique peut-être) pendant que Deadshot fait du Will Smith (ou l’inverse, on sait pas trop). On ne s’attardera pas sur le fait que le cœur de la sorcière ne lui est vital qu’à temps partiel ni sur la survie de June qui opère une renaissance façon chrysalide pour aller papouiller M. Drapeau parce que l’ensemble de cette scène est déjà suffisamment affligeant comme ça.

Suffisamment ? Non, attendez, je retire ma déclaration. Waller surgit des ruines pour remercier la Suicide Squad d’avoir sauvé le monde les USA sa gueule Gotham et leur offre… 10 ans de réduction de peine. Pour des mecs condamnés 200 fois à perpétuité. Crédibilité, toujours. Histoire de pas passer complètement pour une garce, Annalise Amanda accepte de faire du placement de produit en offrant une machine Nespresso à Harley et un abonnement à MTV pour Killer Croc. Ah oui et Will Smith a le droit de revoir encore une fois sa fille parce qu’il a pas eu le temps de lui expliquer le théorème de Pythagore la dernière fois.

Bon, moi je vous laisse, je vais me suicider, je reviens.

Ma réaction en sortant du ciné.

Rideau.

Pourquoi c’est autant pourri du coup ?

Sur le papier, ça laisse rêveur. On s’est tous fait piéger par ces bandes-annonces fabuleuses, sur fond de Queen et de Bee Gees, plus la peine de le nier. On s’attend à un tas de personnages incontrôlables et bien vénères, avec chacun leur petite vendetta personnelle à régler et on hâte de voir comment Annalise Amanda a prévu de les mettre à l’amende avec ses yeux hypnotisants de poisson mort & ses répliques en forme de one-shot. Sauf que c’est pas vraiment comme ça que ça se passe.

► Le personnage du Joker
En théorie, entendons-nous bien, je n’ai rien contre Jared Leto, que ce soit en tant qu’acteur ou en tant que chanteur (oui, il chante aussi). Devant les bande-annonces, je me sentais prête à lui laisser une chance. Etant donné que je fais normalement partie de la team #ZéroObjectivité qui ne jure que par l’interprétation d’Heath Ledger chez Nolan, c’est dire si j’avais été surprise par les apparitions fugaces du némésis de Batou dans les multiples teasers que DC Comics nous a servi jusqu’à écœurement.

Accessoirement, sa présence est juste TOTALEMENT USELESS dans ce film.

Quand je m’ennuie, j’aligne tous mes joujoux sur le sol comme un gros control freak.

Et puis est arrivée l’heure du désenchantement, même si on se doutait depuis un moment qu’il y avait anguille sous roche, avec le mauvais goût dont a fait preuve Leto sur le tournage. Histoire de construire sa propre légende et de faire un peu de buzz aussi de rentrer davantage dans son personnage parce que bon, chuis pas v’nu pour aligner des perles non plus, l’acteur a envoyé des cadavres de cochons et toute une série de capotes (usagées) à ses collègues. Certainement une croyance selon laquelle faire des blagues d’un goût douteux aidait à devenir meilleur acteur. Sauf que non.

Bref, un ersatz de 50 Cent albinos, chétif et imberbe, noyé sous ses chaînes en or & des dents en métal, qui a l’air d’avoir la maturité d’un adolescent de 15 ans. Aucune folie, aucune noirceur, juste une asperge au look ridicule de patron de boîte de nuit accro à la coke qui se force à loler à ses propres blagues histoire de donner le change, vu que le personnage ne sert concrètement à rien pendant deux heures. Et j’ose même pas vous parler du doublage français (je propose qu’on brûle en place publique le mec qui a validé la voix de Steve d’American Dad).

► Roméo & Juliette 2.0
Harley Quinn dispose d’une des introductions les plus ridicules du film. Envolée toute l’histoire concernant son passé de psychiatre officielle du Joker qui lui vrille le cerveau au fur et à mesure de leurs séances hebdomadaires. Devant son look de secrétaire de films pornos, j’ai eu envie de crier au secours. Leur relation entière est passée au broyeur, on sait pas le comment ni le pourquoi (oui, Harley aurait mérité un film à elle seule), ils se font un p’tit kiff perso dans une cuve d’acide juste après s’être électrocuté les neurones et POUF! Accident de voiture qui les envoie au fond du fleuve, lors d’une course-poursuite de trente secondes avec Batou. Le Joker arrive à se faire la malle (champion olympique de nage le type, même avec ses 50 kilogs de chaînes autour du cou), abandonnant Harley qui vient de hurler qu’elle sait pas nager POUSSIN RALENTIS.

Admettons. De ce qu’on connaît du Joker, c’est logique qu’il la laisse se noyer, parmi des tas d’algues et de poissons dégueulasses. On aurait pu arrêter les frais ici, mais roh, pourquoi donc qu’on ferait ça ? Ben oui, Poussin est follement amoureux, je peux pas l’abandonner maintenant que Batman lui a sauvé la vie, ça ferait vraiment de moi un gros connard, tu comprends. Ce qui nous fait assister, atterrés, à une infâme soupe romantico-sentimentale sorti tout droit d’un épisode des Frères Scott, avec des scènes semées ça et là dans un scénario qui brasse déjà bien du vent à la base & dont l’apothéose sera leur survie à un crash d’hélicoptère.

► R.I.P Heath Ledger
Will Smith, Margot Robbie et Jared Leto auraient eu droit à un suivi psychologique durant le tournage, histoire de pas confondre leur véritable existence de mecs payés 33 millions de dollars pour se teindre les cheveux en verts avec leurs personnages tellement dark. Je vous laisse méditer tranquillement là-dessus.

Putain mais il s'est rasé les sourcils aussi.

Je peux pas, j’ai pas d’bras.


COMMENT. C’ÉTAIT. GRAVEMENT. NUL.

°


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De taille réduite avec la tête remplie de trucs plus ou moins intéressants & plus ou moins vraisemblables, j'aimerais vivre dans un monde sans fautes d'orthographe, peuplé de zombies, de BigMac et de gens aux cheveux propres.

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  3. mangoandshamallow dit

    Ton article « taille » à merveille un film qui s’est avéré être un fiasco. Le scénario ne tient pas la route mais il y a aussi de quoi dire sur les protagonistes … Harley Quinn a troqué sa folie légendaire contre un short bien trop court. Qui a dit que la fiancée du Joker était vulgaire ? Ne parlons même pas du méchant de l’histoire qui n’a rien à voir avec l’image que nous connaissons de lui. Je n’ai rien contre Jared Leto mais il ressemble à un toxico dans ce film. L’interprétation de Will Smith est aussi lamentable. Je suis contente de ne pas avoir dépensé un centime pour aller le voir au cinéma parce que je me serais probablement étranglée de frustration avec mon propre billet.

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  5. Julien R. Meyselle dit

    Avec beaucoup de retard, je tiens à préciser que tu vends du rêve. J’avais envie de le tailler en mille aussi, mais là t’as mis une surcouche impressionnante et inégalable, bravo, et le pire (pour DC) dans tout ça, c’est que je suis d’accord sur toute la ligne !

  6. J’avoue que j’ai été très deçu aussi. Mais plus parcequ’ils nous ont enchainés deux échecs monumentaux (en ajoutant Batman Vs Superman) que parceque ça a été nul. Et surtout parceque j’ai toujours, pour des raisons que je commence à remettre en doute, préféré DC Comics à Marvel.
    Marvel qui cependant, a tout déchiré avec « Capitaine America 3: Civil War »
    Je me suis donc plus senti trahit, et la confiance que j’accorde à DC commence à s’envoler peu à peu.
    Encore une fois, ton jugement est juste!

    • Je n’ai pas encore eu l’occasion de voir Batman vs Superman (même si la bande-annonce m’avait rendue très curieuse !)(j’adore l’esthétique propre à l’univers de Zach Snyder) donc je ne peux pas donner mon avis dessus. Par contre, Suicide Squad, je maintiens qu’il est mauvais, très mauvais. Anéantir tout le background du Joker en moins de deux minutes trente, je l’avais pas vu venir et c’est quand même un brin scandaleux, pour ma part. Marvel occupe le créneau du buddy movie de super-héros (avec des punchlines et des méchants inconsistants), DC Comics aurait pu se raccrocher au versant opposé, plus sombre et plus adulte. Mais non.

      Et, en ce qui me concerne, Civil War n’a été qu’une immense déception. Une de plus 😀

    • Cela ne m’étonne pas que tu ait été attiré par la bande annonce de Batman Vs Superman, DC a toujours su s’y prendre pour les bandes d’annonces (tu l’as vu avec suicid squad d’ailleurs) mais quant au film c’est tout autre chose. Si tu n’y songes pas sérieusement, je te conseillerais de ne pas perdre deux heures de ta vie inutilement à moins de faire sauter jusqu’à la fin pour la dernière fight qui est quand meme intéressante sinon pour le reste, de l’ennuie garantie

  7. mamzette dit

    Bon, d’accord, mais rendons à César ce qui appartient à César: moi, je dis que c’est un tour de force. Investir des centaines de millions, convaincre des investisseurs et des acteurs et mieux, convaincre le monde entier à coup de teasers et bandes annonces chiadés que la révolution du film de super héros, c’est maintenant, avant de se faire démonter par les critiques d’un bout à l’autre de la planète mais quand même faire un carton au box-office, fallait quand même le faire. D’autant que les navets donnent toujours lieu à ces petits bijoux de critique que tu nous ponds, et rien que pour ça, ça vaut les milliers de dollars de budget. Si si.

    • Ça, c’est sûr que faire s’envoler en fumée autant de dollars pour un vide intersidéral sur l’écran, c’est ce qu’on appelle une belle perf’ hein 😀

  8. Bon, je comptais quand même aller voir le film malgré tous les avis négatifs (que dis-je, ASSASSINS) que j’ai lus, mais avec le tien, je crois que je suis définitivement convaincue de ne pas aller perdre deux heures de ma vie devant ce truc survendu et inutile. Ma santé mentale te remercie !

    • Pour une soirée pop-corn où on s’amuse à noter toutes les incohérences qui nous passent sous les yeux, c’est pas loin d’être un choix parfait hein 😀

  9. Mouahahahah je me suis régalée en lisant ta chronique ! Déjà rien que les bandes-annonces et l’enthousiasme des gens me faisaient fuir… C’est méchant mais je suis limite contente qu’il se fasse démonter par tout le monde, les gens apprendront à fermer leurs gueules et d’arrêter de s’enflammer sur des machins pareils.

    • T’es dure quand même 😀 … Je trouve ça triste qu’un film qui avait tellement de potentiel pour devenir un gros mythe du badass se retrouve aussi affreusement bâclé et que j’en sois à me demander si Civil War était vraiment si pourri que ça (réponse : oui)(mais bon, avec Suicide Squad, j’ai préféré faire un double check)(il aura au moins servi à ça).

    • Le problème, c’est qu’on est en train de tordre et de retordre les films de superhéros. Surtout, ça manque d’auteurs derrière, ce sont les producteurs aux idées pourries qui contrôlent pourries !

    • Là, je suis parfaitement d’accord… C’est la réflexion que je me suis faite en sortant de Civil War d’ailleurs 😀

    • C’est vrai que j’ai bien ri à la lecture aussi! Le problème c’est que les gens ne retiendront pas la leçon et vont continuer à voir ce genre de bouse, surement moi la première (parfois je suis un gentil petit mouton). La preuve malgré un vote unanime quant à la nullité de ce film il fait un score monstre au box office.

    • On a tous un faible pour quelque chose. Moi, c’est les super-héros en collants avec des méchants très méchants. Je t’avoue quand même que je m’attendais davantage à voir ce genre de « bouse » chez Marvel que chez DC (leur univers est bien plus sombre et les méchants sont pas là juste pour la figuration, cf. Batman et son némésis parfait du Joker)(pour ne citer qu’eux).

      Comme quoi, la vie est pleine de surprises ! 😀

  10. On peut dire qu’ils se sont petit…suicidés… Wowwwwwww \o/
    N’empêche ce scénar est digne des pires fanfictions sur Skyblog. Avec ce pognon personne, absolument personne, dans la chaîne de production ne s’est inquiété ? Cet irrespect envers les spectateurs…

    • Je sais pas trop… Paraît-il qu’après le succès de Deadpool, ils (les producteurs ?) auraient renvoyé toute l’équipe en tournage pour ajouter du lolesque au film. Paie ton idée de merde et les cassages de rythme que ça entraîne dans l’action (enfin, pour ce qu’il y en a, bon, on est plus à un chipotage près) … 😀

  11. Vas-y maintenant je suis obligé de voir le film pour lire la fin de ton article ! Au début je me suis dit « ouais, va y avoir trois spoilers de rien du tout, c’est bon », m’enfin vu la longueur, j’me suis arrêté au paragraphe sur Annalise (d’ailleurs, spoilers saison 2 un peu, non?). Je reviendrais quand je l’aurais vu donc.

    (oui, ce commentaire ne servait absolument à rien)

  12. Bon déjà, je te fais la bise hein, la grosse hein.
    Ahlala moi en sortant du ciné j’étais à deux doigts de monter un collectif anti-euh le mec qui a réalisé cette bouse, je ne me souviens plus de son nom et j’ai pas envie de m’en souvenir. Sérieusement, si c’est pas malheureux de voir des millions de dollars partir en fumée, comme ça, pouf, j’en chialerais tiens.
    Harley Quinn, je l’aime ma petite Harley, j’aime son histoire et sa folie, ils l’ont saccagée, ce n’est ici qu’une énième connasse, habillée en pute, histoire d’apater le boutonneux en mal de pornos à texte.
    Bon, de toute façons je suis d’accord sur tout, avec toi, et j’ai tout lu oui oui ^^. Et j’ai beaucoup ri merci, en particulier sur les descriptifs de Diablo 😀
    Merde il y avait du potentiel dans le suicide squad pourtant! Perso ça faisait longtemps que je n’avais pas vu un navet pareil, ça n’arrive même pas au petit orteil de Sharknado.
    Allez je te refais la bise.

    • Ça c’est sûr qu’il y avait du potentiel, ne serait-ce pour enfin marquer une réelle différence avec l’univers Marvel, qui occupe déjà le créneau des super-héros qui font des blagounettes avant de se taper dessus.

      Là, c’était l’occasion de faire quelque chose de sombre, d’un peu glauque ou d’un peu malsain (genre qu’on zappe pas au bout de dix secondes le fait que c’est quand même censé être des psychopathes/tueurs de masse/gros méchants/moches)(au hasard, que personne ne trouve romantique la relation Joker/Harley parce que bon heu hein voilà quoi).

      Bref, un truc qui DETONNE ENFIN. Mais non. C’est sûrement ça que j’attendais le plus et où j’ai été le plus gravement déçue.

      Effectivement, ça fait bien longtemps que j’avais pas vu un navet comme celui-ci (cela dit, je proteste, rien n’arrive au petit orteil de Sharknado).

  13. Naooon !! La bande annonce m’en avait tellement mis pleins les yeux que j’avais du mal à imaginer que ça puisse se terminer en navet… Et finalement si. Dégoutée. Surtout qu’Harley Quinn est clairement un personnage que j’aime d’amour.
    Je n’ai pas (encore) vu Suicide Squad mais j’irai pas le voir au ciné en tout cas.

    Merci pour ton retour, un vrai régal de te lire, comme toujours ^^

    • Héhé, merci beaucoup 🙂
      Oui, sincèrement, économise 10 € (voire 13, si jamais t’avais le malheur de tomber sur la séance en 3D) parce qu’il n’en vaut vraiment pas la peine. C’est brouillon, c’est creux, c’est fade, bref c’est juste un gros échec ce film !

  14. Comme t’abuses! Au début, après avoir vu la bande-annonce, j’avais vraiment envie de voir le film. Après, j’ai lu des trucs dessus, et j’avais plus envie de le voir. Et maintenant, je te lis toi et j’ai bien envie de me faire une séance marrade visionnage de nanard. Pas bravo, vraiment!
    Sinon, moi je suis de la team Papi Nicholson à mort (d’abord parce que Nicholson, même sans maquillage, c’est le Joker, qu’il porte très bien le violet et danse sur du Prince et que j’aime pas l’ambiance trop réaliste des Nolan), tu penses que je peux supporter Jared Leto?

    • Alors, sincèrement… Non, je pense pas 😀
      En même temps, à moins d’avoir 14 ans, un appareil dentaire et d’avoir été biberronnée à Twilight et 50 Shades of Grey, je pense que c’est difficile d’apprécier quoi que ce soit chez ce Joker. Certes, il apparaît dix secondes en tout mais quand même… C’est trop ridicule, ça me fait mal au cœur. Cela dit, il est peut-être moins insupportable en VO (la VF est bonne à brûler), mais bon, je m’avancerai pas trop sur ce sujet.

      L’ambiance « trop réaliste », c’est justement ce qui m’a retourné le cerveau chez Nolan 😀 Donc bon, les goûts et les couleurs, toussa…

  15. la version du Joker avec Heath Ledger est juste culte. Ce Jared Leto n’a rien, pas de charisme, pas de présence, pas de jeu d’acteur digne de ce nom. Will Smith lui, je cherche un bon film de lui mais je ne trouve pas loll Le réalisateur de Suicide Squad est surcoté à mort, déjà dans Fury on sentait qu’il en faisait des caisses. Un film que je n’irais pas voir, surtout après avoir lu avec plaisir comme toujours, ton article. J’ai bien ri. Je suis moins sévère que toi sur le Batman versus superman, la version longue apporte quelque chose mais bon je ne suis pas des masses objectifs non plus loll Passe un bon weekend 🙂

    • Oh Will Smith, on peut retenir Men in Black quand même (parce que c’était drôle), la première moitié de Je suis une Légende (parce que ça faisait un peu peur) et le premier quart de Hancock (parce que super héros en forme de déchet social).
      Concernant David Ayer, je n’ai vu aucun autre film de lui, même si Fury est sur ma liste (enfin, on parle bien du truc avec Brad Pitt dedans hein ?). Et je n’ai pas eu l’occasion de regarder encore Batman Vs Superman, c’était une remarque générale liée à toutes les critiques sorties qui l’ont démonté en long, en large et en travers… 🙂 Curieusement, je pense l’apprécier davantage que Suicide Squad (la barre est pas bien haute en même temps !).

      Merci pour le p’tit mot ! 😉

    • C’est vrai que « Je suis une légende » était sympa. Oui je parle bien du film avec Brad Pitt qui tue des nazis par dizaines.. loll tu verras il manque à mon sens un truc. Il veut faire un « film de guerre qui secoue » mais la fin est juste pas crédible du tout. Je ne te dis rien de plus je ne voudrais pas t’enlever l’envie de le voir 😉 Le Batman Vs Superman, regarde la version longue direct par contre la version ciné c’est juste du grand n’importe quoi ! Tu as raison, ce film c’est fait démonter mais à juste titre parce que encore une fois la version ciné c’était vraiment très moyen. Mdrr je pense que oui même si Suicide Squad en version longue qui sait, là je rêve loll De rien pour le mot, c’est toujours plaisant de te lire. Bonne soirée à toi 🙂

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