Du zombie & du sang, TV Addiction
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Fear the Walking Dead – Saison 2 (I)

Fear The Walking Dead, le spin-off dérivé de la série The Walking Dead, diffusé sur AMC depuis 2015.

/!\ Article très long & plein de spoilers donc vous pourrez pas dire que je vous avais pas prévenu.

Alors que la saison 7 de The Walking Dead vient de démarrer (enfin, on est déjà en pleine pause hivernale mais j’ai commencé le brouillon de ce billet en octobre)(mais bon hein flûte), j’arrive en retard (comme d’habitude) pour dresser le bilan rapide (non c’est faux, ça va être très long) de la deuxième saison de son ersatz aussi fade que creux et d’une platitude sidérante : Fear the Walking Dead. J’en avais déjà parlé par là-bas lors de la sortie de la première saison l’année dernière.

Franchement, j’ai beau être bon public, j’avais pas été très emballée. C’était pas complètement nul non plus, de temps en temps y’a l’espoir d’un truc cool mais se fait en général plomber par des personnages inintéressants et superficiels, voire carrément idiots (coucou Chris, coucou Travis, on pense à vous) quand d’autres sont purement et simplement sous-exploités (coucou Nick, coucou Strand) et les derniers carrément useless (coucou Alycia, coucou Ofelia).

Le seul truc classe de cette photo, c'est Strand accoudé à sa balustrade.

Regardez-moi ces têtes de vainqueurs…

Rien de nouveau sous le soleil désormais mexicain, mais comme il y a des zombies et que c’est un peu l’argument ultime pour me faire voir tout et n’importe quoi, il aurait fallu me ligoter pour m’empêcher de regarder la suite. Et puis étrangement, je continue de garder l’espoir que ça s’améliore, que les scénaristes se rendent compte que leurs idées sentent un peu la merde et que Travis ne mérite que la mort pour faire étalage de tant de stupidité. Candeur ou naïveté, je l’ignore MAIS LAAAAISSE-MOI J’PEUX TOUT T’EXPLIQUER DESFOIS J’FAIS DES CHOSES QUE J’COMPRENDS PAAAAS : j’insiste pour terminer des trucs tout pourris parce que j’ai l’espoir vain que la série s’échappe du bourbier dans lequel elle s’enlise désespérément. MAIS SAUF QUE NON, DOMMAGE HEIN.

Du coup, on en était où ?

A la fin de la première saison, notre bande de réfugiés vient tout juste d’arriver chez Victor Strand qui, en plus d’être certainement le seul homme sur terre à arriver à porter une montre avec une chemise manche longue, a un petit matelas monétaire lui permettant d’anticiper les aléas de la vie, pépouze allongé sur un transat en face de l’océan. Océan sur lequel flotte Abigail, qui n’est pas une personne comme on le croyait tous (lolilol, on n’est pas dans Les Feux de l’Amour, un peu d’imagination) mais bien un yacht.

Et pas le petit yacht des familles hein, non le genre pas dégueu que tu vois stationner dans le port de St Tropez l’été, avec une équipe de 18 personnes pour du swagg’ ultime façon Paris Hilton qui vient bitcher en France au mois d’août. On passera rapidement sur le fait que le yacht est réalisé en images de synthèse parfaitement dégueulasses mais quand même les mecs : un peu de budget dans les effets spéciaux, ça ferait pas de mal.

L'Abigail, le yacht privé de Victor Strand, l'homme qui prévoit tout.

Non mais parce qu’il est quand même EN APESANTEUR au-dessus de l’eau.

Tout le monde a l’air soulagé de pouvoir enfin se poser dans un endroit sans cadavre errant, mais on se doute bien que ça va pas durer longtemps : qui, OUI QUI, en cas d’apocalypse zombie, aurait l’idée de se réfugier dans villa pleine de baies vitrées, sérieusement ? A croire qu’ils ont jamais vu The Purge, ces gens-là. Ni aucun film de zombies. D’ailleurs, toujours pas de corps putrides à l’horizon, mais par contre cocktails, petits fours et transats, aucun souci. Admettons. Chacun ses priorités, après tout, on n’est pas là pour juger (enfin si, un peu, quand même)(un peu beaucoup même).

Alors qu’on les abandonne donc à la fin de la première saison en mode coquillage & crustacés sur la plage abandonnée, la saison 2 reprend en pleine apocalypse sans qu’on sache le quiquequoidontoù. Tout est en train de brûler, les zombies ont envahi la villa de Strand et le groupe fuit, chacun chargé tel un mulet, à bords de canots de sauvetage en direction d’Abigaïl. Voilà, ils auraient pu y aller tout de suite en arrivant ou commencer à charger quand il faisait encore jour et qu’ils étaient seuls MAIS NON, c’est toujours mieux de faire ça en speed quand une horde essaie de vous croquer un bout de gras tout en vous empêchant de vider tranquille votre frigo. C’est tellement LOGIQUE.

La vie en communauté est affaire de concessions (normalement)

Le groupe s’étant invité sans que Strand ait réellement autorisé qui que ce soit de notre troupe de moutons à poser ne serait-ce qu’un pied sur SON yacht, ce dernier ne tarde pas à leur mettre les points sur les « i » parce que bon, vous êtes bien gentils mais faudrait voir à pas trop abuser de mon hospitalité, bande de neuneus. Tout penauds qu’ils sont de se faire réprimander comme des enfants de six ans, Travis tente de calmer le jeu (parce que c’est une lavette, rappelez-vous) pendant que Madison et Daniel fomentent en douce une rébellion des familles (sacré Dany, toujours dans les coups fourrés celui-là).

Madison s'essaie à l'intimidation sur Victor Strand, le mec qui a inventé le concept même de manipulation.

« – Eh Victor, regarde, un pigeon mort ! – Te fatigue pas Madi’, j’ai pris assez de coke pour plus dormir pendant un mois, tu toucheras jamais ce volant. »

Pendant que les adultes discutent entre adultes en essayant de faire des métaphores compliquées pour dire tavu comment chuis subtil, que Nick fait encore n’importe quoi, qu’Ofelia affine son rôle de tapisserie, que Daniel pêche un peu de poisson (parce que Daniel pense à tout) et que Chris entame sa lente plongée dans la folie [ ma maman est morte et je suis un psychopathe #VDM ], Alicia en profite pour réfléchir au sens de la vie à l’arrière du yacht tout en essayant de refaire fonctionner une vieille radio (la meuf trop pleine de skills quoi). En fait elle cherche surtout un pote de galère avec qui tailler la bavette étant donné que, si on se rappelle bien, elle a laissé son petit copain crever d’une fièvre de cheval et sans une once de culpabilité au beau milieu de la saison une (encore un arc bâclé et inutile mais si on commence à les compter, on n’est pas rendu).

En pleine apocalypse zombie, avec toutes les villes côtières brûlant allègrement en arrière-plan, Alicia se met donc à papoter avec un inconnu de son âge (qu’on appellera Diego, par commodité), séduite qu’elle est par ses goûts musicaux. Oui parce que Diego, pendant que ses amis se meurent lentement et que son bateau coule à pic, il préfère diffuser un vieux morceau déprimant pour hipsters relous. Mieux vaut ne pas parler du nombre de chances qu’Alicia avait de tomber sur lui dans le vaste univers des ondes radios parce que sinon on va jamais s’en sortir et ça risque de me rendre violente.

Et toujours aucune méfiance dans ses yeux de biches. C'est presque trop beau pour être vrai.

Coucou Diego, désolée, j’matais mon frère plonger tout habillé dans la mer, trop lol.

Et là, précisément quand on se dit que, de toute façon, notre petit groupe ne peut rien faire de plus stupide que tout ce qu’il a fait jusque-là, Alicia entend Diego gémir à l’autre bout du fil et réclamer de l’aide parce que lui et ses copains vont tous mourir dans d’atroces souffrances et trop de solitude. Elle fait pas le rapport avec le fait de lui avoir dit deux minutes plus tôt qu’elle se trouvait sur un yacht de luxe et qu’ils avaient encore tout plein de place pour plein de gens mais sans avoir trop trop d’armes parce qu’on aime pas ça, on est des idiots faibles victimes gens pacifiques. En même temps, était-on vraiment en droit de s’attendre à ce qu’elle le fasse, ce putain de rapport ? Evidemment que non, puisque tous les personnages de cette série sont complètement neuneus.

Idiots, I'm surronded by idiots...

Ma réaction devant à peu près chaque scène.

En panique totale à l’idée de rater un date potentiel, Alicia se précipite chez Strand (& Madison)(qui établit son QG n’importe où, pourvu qu’elle puisse le surveiller)(la confiance règne) et tente de le convaincre de rejoindre les coordonnées de Diego, qui est visiblement sur le point de se faire dévorer par du plancton dans le lagon d’à-côté.
PAS MOYEN, que lui répond Strand avec son imperturbable poker face.
Mais… pourquoi ? Tu vois bien qu’y’a des gens qui vont mourir, connard, réplique notre petite intello avec plein de larmes dans les yeux.
J’AI DIT NON UN POINT C’EST TOUT, C’EST MON BATEAU ALORS J’FAIS QU’EST-CE QUE J’VEUX.
Maman, un coup de main ?
– Désolée ma chérie, je préfère intervenir quand on n’a pas besoin de moi, ça m’fout moins la pression.
– Travis ?
– No way, Strand me fait carrément trop flipper.

Chris & les ravages d’une éducation bien trop laxiste

Entre-temps, n’oublions pas que notre petit groupe, bien que poursuivi par des zombies de toutes parts lors de leur embarquement, a tout de même pris soin d’empaqueter le cadavre de Liza (ex-femme de Travis et donc mère de ce débile de Chris), histoire de lui offrir une vraie cérémonie d’adieu en pleine mer. Etant donné que son fils le considère déjà comme une sous-merde pour avoir exécuté sa génitrice, si en plus Travis s’était avisé de la laisser servir de casse-croûte sur la plage, Chris aurait certainement commencé à se scarifier au clair de lune en psalmodiant du Marilyn Manson, histoire de pourrir encore un peu plus l’ambiance.

Néanmoins, pour la (maigre) défense de sa lavette de père, Chris refuse aussi d’admettre que sans cette balle dans la tête, sa mère serait devenue une bouffeuse de cerveaux et qu’il aurait quand même fallu l’achever, d’une manière ou d’une autre, donc bon… Cela justifie-t-il pour autant sa crise de nerfs sortie de nul part qui lui fait envoyer par le fond sa génitrice, emmaillotée dans un drap tel un jambon au torchon ? Non. Est-ce que, au cas où c’était pas encore clair pour tout le monde, ça confirme bien que Chris a plus la lumière à tous les étages ? Oui, tout à fait.

Ah tout de suite, c'est plus expéditif qu'une cérémonie religieuse, hein.

PUTAIN MAIS ON PEUT RESTER DANS LE DÉNI TRANQUILLE, PAR ICI ?

Victor Strand, l’homme sans âme

Pendant que Chris boude à l’arrière du bateau, ruminant son mal-être et sa sociopathie naissante en solitaire, le reste du groupe s’attable pour déguster une bonne vieille anguille, pêchée par notre ami Daniel. Avant que quelqu’un ait eu le temps de demander si ce truc se mangeait vraiment, on entend alors un gros « plouf » et, automatiquement, on se demande ce que Christopher a encore pu pondre comme connerie plus grosse que lui. Oh ben il a tout simplement plongé, entièrement habillé, dans la flotte (le bateau avait-il le moteur encore allumé ? Oui, tout à fait), flotte qui doit avoisiner les 13° vu comme ils sont tous emmaillotés dans des pulls. Normal.

Pendant que Travis tente un début de réprimande paternelle et que le regard de Madison trahit clairement ses envies de meurtre sur teenager en crise, Chris continue de flotter au milieu des vagues, totalement indifférent à ce qui se passe autour de lui ( « eh oh ça va les vioques, j’avais juste envie de nager et ma maman est morte, j’ai le droit » ). Vu la bonne ambiance qui règne, Nick décide de rejoindre Chris (tout habillé aussi)(c’est vrai, pourquoi prendre la peine d’enlever ses pompes ou sa veste, hein ?) et puis aussi d’aller explorer les restes de ce bateau de plaisance qui vient visiblement d’exploser en pleine mer t’inquiètes pas Maman, c’est super safe. Bateau qui se dévoile poétiquement derrière un nuage de fumée et quelques cadavres flottants ici et là.

Mais comment quelqu’un pourrait faire péter un bateau et tuer tout le monde c’est trop horrible, gémit Alicia.
– Demande à ton petit copain, j’suis sûr qu’il sera ravi de t’expliquer » , réplique automatiquement Strand.
Alors puisque vous soulevez le sujet, il est probable, que dis-je, il est POSSIBLE, que j’ai indiqué l’endroit où l’on se trouvait par inadvertance lors de notre dernière conversation Minitel…
Putain mais jure ?! Je le savais bien que j’aurais dû vous laisser crever sur la plage.
Dites donc Strand, jusque-là, on avait une ambiance bon enfant et Daniel nous avait même péché une petite anguille fourrée aux oignons, c’est beau la vie du coup j’me disais qu’on pourrait essayer de faire contre mauvaise fortune bon cœur tout ça, hasarde Travis-la-lavette.
Lâche-moi les basques Trav’, & ramène tes gosses ici, on n’a plus l’temps de barboter avec ce qui va nous tomber sur la tronche dans dix minutes à cause de ta belle-fille et de son QI de moule sous acide, conclut l’homme qui vaut trois millions.

Tu t’attends alors à ce que les choses bougent un peu, avec un quota minimum de tension ou d’action ? Raté, rejoue encore. Là, un épisode entier se passe sur une île minuscule, habitée par une famille de cinq personnes, dont deux enfants trop choupi et un paternel complètement pété (qui a prévu un suicide collectif)(Charles Manson Spirit). Strand choisit de s’y réfugier pour tenter d’échapper au radar du gros bateau qui les poursuit (le fameux copain d’Alicia qui, ô surprise, a menti sur le fait qu’ils allaient tous mourir avec ses copains)(quel gros fourbe ce Diego). Vu que le groupe repart au petit matin, cette storyline relative à la famille du bonheur est parfaitement inutile, je résumerai donc ça rapidement : on s’en fout. Voilà.

Un chien qui fait du tricycle, que vous faut-il de plus ?

Ce GIF est cent fois plus intéressant, par exemple.

De l’art des coïncidences improbables

Les scénaristes ne reculant devant rien niveau crédibilité, on nous présente alors une petite chinoise et son copain le grand brûlé, flottant au large dans un bateau gonflable jaune canari. Qui sont-ils ? On saura jamais. D’où viennent-ils ? D’une mini-série, parallèle à Fear the Walking Dead, qu’il faut visiblement avoir vu pour comprendre que ce sont les deux seuls rescapés d’un crash d’avion. Et la probabilité de chance pour que tout ce petit monde se croise au beau milieu du Pacifique ? Quasi-nulle mais hé, c’est pas comme si on essayait de pondre des personnages et un scénario crédibles, après tout.

Tu pensais rencontrer un nouveau personnage intéressant ? Raté.

C’est moi où il est un peu crevé leur canot gonflable ?

Avant de les croiser en pleine mer, le yacht passe à proximité d’une île (sans arbres, sans oiseaux, sans phoques, bref l’îlet désertique où t’as pas envie de t’attarder quoi) où, miracle, la moitié d’un avion s’est écrasée. Deuxième miracle, c’est visiblement la partie qui contenait la soute à bagages. Troisième miracle, on assiste à la première bonne idée d’Alicia (c’est tellement rare que j’ai failli en verser une larme) : aller fouiller les sacs de voyage, desfois qu’il y ait des trucs intéressants à récupérer dedans. Chris, Nick et Daniel Salazar le pourfendeur d’humanité se joignent à l’expédition, contre l’avis de Madison et l’absence d’avis de Travis-la-lavette (cela dit, il est occupé à déboucher la tuyauterie du yacht où un morceau de cadavre en putréfaction a décidé d’élire domicile)(pour une fois qu’il fait quelque chose, on peut le souligner).

Vu qu’on a eu droit à aucune véritable scène avec des zombies depuis la fin de la première saison, on se dit qu’enfin, il va se passer un truc. N’importe quoi mais quelque chose. Arrivés sur place, le groupe se sépare. Grossière erreur (mais bon, comme ils sont tous plus ou moins neuneus, on va passer outre). Pendant qu’Alicia et Daniel font le sale boulot (fouiller les bagages de gens plus ou moins morts, on sait pas trop encore), Chris part en exploration solitaire parce qu’il se sent un peu trop pousser des ailes depuis qu’il est semi-orphelin.

Et Nick… Bon, Nick, pour être franche, je me rappelle plus trop ce qu’il fait, mis à part qu’il se viande du haut d’une falaise, tombe à deux centimètres d’un zombie coincé dans le sable et dégueulasse à nouveau toutes ses fringues propres en se recouvrant d’entrailles et de boyaux – sa nouvelle passion depuis la pénurie mondiale d’héroïne (addiction qu’il guérit en trois jours dans la saison une alors qu’il se pique depuis ses dix ans)(crédibilité, toujours).

Aparté – On en parle cinq minutes du trip « Je me barbouille de sang de zombie et je vais où je veux quand je veux no problemo » ? Parce que bon, une fois je veux bien mais là, y’a quand même clairement de l’abus. On est bloqué dans le scénar’ ? Pas de souci, recouvres-en un de ketchup et on repart tranquillou sur un arc whatzefuckesque, au hasard Nick en road-trip solitaire sous le soleil de Mexico (c’est facile beau le métier de scénariste). – Fin de l’aparté.

Avant de retourner la queue entre les jambes sur le yacht qui les attend bien sagement à quelques encablures (j’ai toujours rêvé de replacer cette expression), Chris a bien entendu fait n’imp de son côté. Même si j’ai espéré de tout mon cœur et de toute mon âme qu’il se fasse croquer le bout de gras pendant son exploration de la carcasse de l’avion et que, comme d’habitude, ça n’a pas été le cas.

Se prenant pour une brute épaisse qu’il n’est pas (et ne sera jamais, parce que c’est avant tout une grosse victime), Chris découvre avec une horreur non-dissimulée que Travis lui a transmis une partie de son ADN de lavette : ah bah oui hein, éclater des crânes de morts-vivants, tout de suite, c’est pas la même chose qu’achever un citoyen lambda qui s’est fait perforer la colonne vertébrale par un bout de tôle en acier.

Oh mon Dieu, mais j'aurais donc une âme et un cerveau ?

« Mais non mais flûte, j’avais dit que je voulais plus de sentiments, c’est trop relou. »

✓ La chinoise inconnue & son copain qui a visiblement servi de méchoui
Pour en revenir aux propos de base, notre amie chinoise s’appelle donc Alex (incarnée par l’illustre inconnue Michelle Ang) et mis à part son apparition éclair dans les épisodes 4 et 5, je n’ai toujours pas compris l’intérêt de l’avoir ajoutée à la saison. Sauf pour une sombre histoire de quotas ethniques à respecter, éventuellement (un peu comme Katana dans Suicide Squad, quoi). Ce qui est dommage, parce qu’avec ses sourcils froncés et sa poker face affichée (volontaire ou non, je sais toujours pas), j’ai failli croire à l’arrivée d’un personnage avec 1) du caractère et 2) la rage de survivre dans un monde qui part carrément en couilles. En gros, l’espoir d’enfin voir débarquer un personnage intéressant pour pallier au charisme d’huître de Madison et au néant scénaristique que représentent les père et fils Manawa.

Encore une fois, les choix opérés par la série ont balayé allègrement et sans aucun remords mes maigres espoirs d’amélioration. A peine sont-ils recueillis à bord du bateau que Strand remarque que son copain le grand brûlé est à deux doigts de claquer et qu’il est donc hors de question de les accepter à bord, faut quand même pas déconner y’a pas marqué pigeon. Vu que Madison est carrément trop offusquée (cherchez pas, Madison est toujours offusquée), on coupe la poire en deux : allez tenez les jeunes, un litre de jus d’orange et des Dinosaurus pour passer la nuit, on vous attache au yacht et vous restez dans votre canot tout moisi, deal ? Ok deal, mais surtout parce qu’Alex a pas trop le choix à part fermer sa bouche en fait.

A point... comme ton copain ?

« Ouais ouais ouais, tout vient à point à qui sait attendre, les neuneus. »

Victor, qui a compris avant tout le monde que l’heure n’était plus aux négociations de façade, retourne dans le bateau sans piper mot, laissant Madison, Travis et Daniel partager un silence gênant et gêné, pendant qu’Alex et son poto en forme de steak flottent au loin. C’est dans cette ambiance romantique au clair de lune que Strand revient, armé d’une hache et coupe le lien qui retenait les deux nouveaux à Abigail. Simple, net, efficace. Merci Victor & au revoir Alex, on se souviendra surtout que tu servais à rien, c’est cool.

✓ L’amoureux d’Alycia & ses amis caractériels
Pendant ce temps, l’amoureux d’Alicia et ses amis continuent de tracer l’Abigail, ce qui tracasse fortement Victor. Et comme l’amour n’attend pas (non, je ne sais pas du tout où je vais en commençant ma phrase comme ça), Diego et ses cheveux gras ne débarquent pas seuls. Non, Diego a emmené son meilleur pote (ou son frère)(ou son cousin, je sais plus)(mais il a les cheveux gras aussi) ainsi qu’une copine, enceinte jusqu’aux yeux et vêtue des fringues les plus dégueulasses que j’ai jamais vues de ma vie (à croire qu’elle s’essuie directement sur son débardeur quand elle mange des frites, c’est un peu gerbant).

C’est d’ailleurs à cause de (ou grâce à ?) ce ventre pointé en avant que Chris, notre apprenti psychopathe qu’il faut théoriquement pas chauffer longtemps pour zigouiller du passant, hésite tout naturellement à les mitrailler. C’est bien le moment d’avoir une conscience, merci la famille Manawa. Bref, nos pirates en herbe abordent l’Abigail et là, je me rappelle plus bien de tout mais c’est un vaste bordel sans aucune cohérence ni intérêt (et qui s’étale sur deux épisodes en plus)(#torture) :

  • Au début de l’épisode, Nick débarque de nul part sur une plage inconnue, tue un zombie, se recouvre de ses entrailles, vagabonde à travers une vaste et morne plaine de tentes Quechua et rencontre Luis, un contact de Strand dont on n’a jamais entendu parler jusque-là mais qui est armé jusqu’aux dents et roule en Mercedes (le mec pas louche du tout, donc).
  • Strand s’évade avec les clefs du yacht dans un canot pneumatique (trop puissant).
  • Travis s’improvise mécanicien mais hein bon heu voilà quoi.
  • Alicia jette des regards langoureux à Diego en mode « Mais comment tu peux m’faire ça, on a partagé tellement à travers ces ondes radio pendant deux jours » sauf que Diego est surtout occupé à tenir en respect notre ami coiffeur, qui ne pipe mot depuis leur arrivée.
  • Madison se la joue négociatrice, parce qu’elle sait ce que c’est que la douleur d’être enceinte d’autant plus maintenant que le monde part en couilles sévère crois-moi tu veux pas faire n’importe quoi alors qu’on n’a plus de péridurale en stock et je sais de quoi je parle j’ai un fils héroïnomane avec des cheveux gras comme ceux de ton petit copain.
  • Ofelia parfait son rôle de géranium au fond de la salle.
  • Chris se chie dessus de peur parce qu’on la ramène moins quand on se fait tenir en respect par le canon d’un Colt 45, TMTC.
  • Pour une raison inconnue, Alicia et Travis sont pris en otage par Diego, pendant que son copain caractériel reste sur place pour une raison toute aussi inconnue.
  • J’ignore ce qui arrive à la meuf enceinte, mais par contre le copain caractériel se fait latter correctement par Madison et Daniel, avant d’être enfermé dans une cabine et surveillé par notre copain Chris.
  • Qui en profite pour le buter, ses testicules réapparaissant comme par magie maintenant que le copain caractériel est ligoté, tel un rôti de porc des temps modernes.
  • Entre-temps, Nick & Luis viennent secourir la compagnie (en tuant tout le monde)(propre, concis, efficace) et Madison arrive avec une nouvelle idée de génie : échanger le copain caractériel désormais zombifié contre Travis & Alicia parce que bon heu, je refuse de partir sans eux et oh tiens, regardez donc qui flotte au large ? Mais c’est Victor Strand, quelle coïncidence.

Pendant que la mission sauvetage s’organise à bord de l’Abigail, Alicia a droit à une cabine avec vue (Diego, prince charmant aux cheveux gras) et même à une semelle de chaussure en forme de steak pour le déjeuner (trop de privilèges, sérieux)… Tandis que Travis se retrouve enfermé dans une cale toute rouillée où notre amie chinoise (celle du canot jaune, souvenez-vous) vient lui rire au nez de manière méphistophélique parce que haha c’est moi qui leur aie tout dit pour l’Abigail sinon ils me laissaient à la flotte eux aussi et j’en ai un peu marre d’être le dindon de la farce simplement parce que je suis là pour le quota de diversité ethnique. Elle se re-volatilise ensuite dans les tréfonds du paquebot (à l’arrêt dans un port)(ça explique la rouille dégueu de partout), tel un figurant totalement useless dont on n’entendra plus jamais parler (mais est-ce véritablement une grosse perte ? Je ne pense pas).

Après l’échange d’otages le moins crédible de la terre – le copain caractériel a simplement une capuche sur la terre pour dissimuler son statut de cadavre errant et il parvient quand même à bouffer deux de ses collègues – et les adieux les plus déchirants que l’on ait vu de mémoire d’homme (D&A cœur cœur), Alicia saute de 20m de haut dans une flotte à 5° (et s’en sort sans un seul os pété, belle perf’), Travis décoche enfin une droite à quelqu’un et pouf! Voilà notre petit groupe réuni dans la joie et la bonne humeur. Trop d’émotions.

Strand, sa vie, ses amours, ses emmerdes

"J'ai essayé de la faire simple, vu que vous êtes tous un peu cons sur les bords."

« Rule n°1 : It’s my boat. Rule n°2 : It’s my boat. »

✓ Victor Strand, les origines
Depuis son apparition en fin de première saison, on entretient un flou plus ou moins voulu et surtout plus ou moins maîtrisé autour du personnage. En pleine apocalypse zombie et retenu prisonnier dans le sous-sol miteux d’un hôpital de fortune, Strand est le seul mec à des kilomètres à la ronde vêtu d’un costume trois pièces Versace avec chemise impeccablement repassée. Et qui soudoie les gardiens en ayant l’air d’être plus au courant qu’eux de ce qu’il se passe dehors. Un mix entre un businessman, un escroc et une fashion victim, si tu veux. Au lieu de préserver l’espèce de mystère qu’il est le seul à dégager, les scénaristes choisissent de nous faire un épisode spécial Confessions Intimes, histoire de découvrir l’origine de l’homme aux montres en forme d’enjoliveur.

Ah ça sent le coup de foudre hein ?

« Bonjour, je suis là pour racheter la planète. Chèque ou espèces ? »

Sur le papier, pourquoi pas. En vrai, c’est surtout pour justifier la présence de Victor à LA alors qu’il est obsédé par le fait de rejoindre le Mexique cette saison. Est-ce que c’était réellement nécessaire pour faire avancer le schmilblick et rendre le personnage plus attachant ? Non, clairement pas. Mais bon, maintenant qu’on est là, autant se faire un brief rapide. Alors le monsieur est en fait un petit arnaqueur à la semaine, qui dépouille le chaland au gré de ses vagabondages avec un gros vague-à-l’âme en même temps parce que c’est un mec profond qui lit de la poésie et du théâtre au clair de lune quand l’envie lui en prend (subtilité).

A l’annonce des ravages provoqués par l’ouragan Katrina, Strand et les tas d’investissements qu’il a l’air de cumuler comme des mile’s à Carrefour se cassent sévèrement la gueule. Le bonhomme est ruiné, du coup, comme tout un chacun, il court noyer ses dettes dans le fond d’une bouteille de whisky au bar de l’hôtel 5* du coin. Lui, qui espérait réaliser des supers opés immobilières sur le dos de la misère des gens, se retrouve donc sérieusement dans la merde.

C’est alors qu’apparaît, tel un ange providentiel, Sir Thomas Abigail (oui, comme le yacht, bien vu), et qu’on essaie de te vendre le coup de foudre le plus improbable de l’histoire de l’humanité. Strand le saoule à mort, lui vole toutes ses cartes de crédit, rembourse deux-trois dettes à droite à gauche et squatte une suite luxueuse d’un autre hôtel du coin en savourant les fruits de sa dure journée de labeur. Abigail le retrouve avant la fin de la journée (grâce à son GPS traceur de CB dans la poche), lui tape dans le dos avec un « allez va, sans rancune » et les voilà tous deux aveuglés par l’amour et la passion. Une relation parfaitement saine et crédible, donc.

Le flashback de l'amour, très crédible, très utile et très subtil, merci les gars.

« Tu t’rappelles de comment on est tombé amoureux ? Parce que moi, non. »

En gros, rien d’essentiel à retenir de tout ça si ce n’est que Ô SUPRISE Strand a une âme, une maison et un amoureux (multi-millionnaire et visiblement un peu con-con sur les bords) qu’il essaie de rejoindre désespérément. Voilà, plus de mystère, le personnage est désormais aussi banal, creux et plat que tous ses compagnons d’infortune, bravo Victor. Je suis donc extrêmement désappointée, je dois bien l’avouer. Et je déteste être désappointée.

✓ L’arrivée en terre sainte
Après que Luis se soit sacrifié pour les aider à entrer sur le territoire mexicain (merci Luis, au revoir Luis), Strand et le reste de la troupe mettent donc pied à terre (ENFIN) et crapahutent jusqu’au seuil d’une petite église rustique, le genre bucolique perdue dans la nature. Mais quand même remplie de zombies (dont une troupe d’enfants de chœur en robe/toge/bure/trucs portés par les prêtres) qui ont tous l’étrange particularité d’avoir vomi du sang par les yeux avant de mourir en groupe (c’est beau l’esprit de communauté). On sait pas trop pourquoi, ptêtre l’air du Mexique est super toxique, c’est la surprise.

On s’attelle donc à massacrer dans les grandes largeurs les quelques pécores qui vagabondent aux alentours et, forcément, Madison se fait plaquer au sol par un vieux qui trouve sa jugulaire vachement appétissante. Le seul à s’apercevoir qu’elle galère est notre bon copain Chris qui, comme d’habitude, fait de la merde puisqu’il… ne fait rien. Genre c’est un spectacle, trop lol, et pis ce serait une chouette vengeance que ta nouvelle meuf crève hein Papa passque tu t’rappelles que t’as tué maman ou pas ? Heureusement (enfin, « heureusement » on se comprend hein), Alicia vient au secours de sa mère en sortant de sa léthargie habituelle et toutes les deux commencent à regarder Chris avec les yeux de la suspicion et de la méfiance (c’est pas trop tôt, bravo les filles).

MAIS TUEZ-MOI CE GROS NAZE, MERDE.

MOI MA MAMAN ELLE EST MORTE OKE.

Maintenant que le quota zombiesque est rempli, on peut reprendre le scénario de base, à savoir le truc que je cherche désespérément devant chaque épisode. Strand les mène en file indienne jusqu’à sa destination : une magnifique hacienda propriété de son amoureux, censé l’attendre telle une Sœur Anne du 21e siècle. Mais à l’arrivée, nul Thomas Abigail à l’horizon, trop occupé qu’il est à agoniser dans sa chambre des suites d’une morsure à la main (et là, vous vous dites tout ça pour ça ? et moi, je vous réponds Oui, tout ça pour ça).

Le comité d’accueil se compose de Celia (la femme qui ne cligne jamais des yeux) et d’une nouvelle armada de figurants mexicains qui leur demandent poliment d’abandonner tout espoir leurs armes devant le portail avant de les laisser entrer. On sent rapidement une petite tension entre Victor et l’apparente maîtresse des lieux mais visiblement, ça perturbe personne, tous affolés qu’ils sont de pouvoir prendre une douche, manger des cookies et dormir sur des matelas en plumes de paon.

Marlene-Forte-Celia-Flores-Fear-the-Walking-Dead-Saison-2

« Bonjour, je m’appelle Celia et je suis accueillante. »

✓ La belle-mère de l’angoisse
Tandis que Strand se précipite dans les appartements de Thomas, Nick (qui n’a rien de mieux à faire) commence à tailler la bavette avec Celia. Les deux se découvrent des tas de points communs, notamment une affection profondément malaisante pour les zombies. Celia ne cache d’ailleurs pas qu’elle garde tous ceux qu’elle croise dans sa cave à vin parce que hé mais dis donc on n’a toujours pas de preuves que ce sont plus des humains d’abord (ça vous rappelle pas le trip  d’Hershel dans la saison 2 de Walking Dead ? AH MAIS SI ABSOLUMENT). Nick vit un rêve éveillé, il a enfin l’impression d’avoir trouvé son âme sœur sur terre et là, je dois bien avouer que la série m’a perdue.

Et tout le monde a l'air de trouver ça normal en plus.

Nous disions donc « profondément malaisant ».

Quelque part ailleurs dans l’hacienda de l’enfer, histoire de nous émouvoir, Thomas Abigail simule d’atroces souffrances dans l’attente de la mort, avec un Victor Strand plein de larmes dans les yeux. Une énième tentative pour nous convaincre que c’est la plus belle histoire d’amour jamais écrite à la télévision et voilà-t-y pas que Thomas propose à Strand qu’ils s’organisent un suicide romantique. En s’empoisonnant. Ah ouais, et avec quoi donc comme poison hein ? réplique Strand. Le même que Celia a utilisé pour se débarrasser des pécores d’à-côté qui voulaient venir massacrer tous les zombies qu’on a entassés dans la cave, pardi répond Thomas. Et puis comme ça, on sera ensemble pour l’éternité, Celia s’occupera de nous apporter des entrailles de chat pour midi et on se quittera plus jamais #love.

A l’approche de sa dernière heure, il est clair que Sir Abigail est en train de nous péter allègrement une durite et Strand, qui aime quand même bien le fait d’être en vie mine de rien, ose pas lui dire que chéri, ton idée, elle est gravement moisie et en plus, tu sais très bien que Celia a jamais pu m’encadrer alors à mon avis c’est mes entrailles plutôt que celles des chats qu’elle te donnera à manger.

Une balle dans la tête plus tard (et un oreiller en plumes d’oie sacrifié pour l’occasion), belle-maman survient et nous pond un nervous breakdown sorti de nul part (mais qui, en vrai, lui pend au nez depuis au moins trente ans) et administre une claque monstrueusement humiliante à notre ami Victor. Et, histoire de relancer un peu l’action qu’on se demande bien où qu’elle est partie depuis le début en fait, elle fout tout le groupe dehors. Sauf Nick, parce que relation bien malsaine inside #TMTC.

✓ Daniel & sa crise existentielle
Pendant que Strand roucoule avec son amour retrouvé (avant de lui plomber le crâne), que Madison et Travis continuent de se mépriser en silence, que Chris plonge toujours plus loin dans la folie, qu’Alicia se refait l’intégrale de One Tree Hill et qu’Ofelia flirte pépouze avec Nick (qui est en revanche obsédé par Célia)(#normal), notre bon copain Daniel se retrouve un peu esseulé. Rapport que sa femme est morte en saison une et que la sociable du couple, ben c’était surtout elle.

Le voilà donc réduit à explorer les environs, de jour comme de nuit, parce que l’ami Daniel a un sixième sens et que les endroits aussi paradisiaques, ça cache forcément quelque chose de louche. Et puis ça lui permet de continuer à nier tranquillou toutes les émotions qui lui agitent le palpitant depuis ses années de massacreur d’enfants z’innocents au cœur de la forêt z’amazonienne. Oui, Daniel a un passé sombre que son tee-shirt, voyez-vous.

T'inquiètes pas va, j'ai prévu de réchauffer l'ambiance rapidos.

« Daniel, je sens comme un froid entre nous. »

Bon, pour être entièrement juste, un endroit géré par une meuf comme Celia cache EVIDEMMENT quelque chose de louche. Avoir le regard encore plus vide et froid que Lady Gaga en gérante d’hôtel, fallait quand même y arriver, j’applaudis des deux mains. Au gré de ses déambulations, notre compagnon coiffeur découvre donc la cave à vin remplie de zombies et s’empresse d’aller avertir Madison, qui est celle à qui on se réfère par principe quand il y a une décision moisie à prendre (parce que Travis est une lavette, c’est acquis). Les deux larrons tombent d’accord pour dire que Celia est gravement fêlée du bocal et qu’il est temps de prendre le large. Sauf que l’hacienda fait environ 3 hectares de surface et qu’avant d’avoir eu le temps de rassembler tout le monde, il se passe 20 000 trucs improbables :

  • Madison discute à cœur ouvert avec Celia la Foldingue et rappelle que la propriété de Nick et de ses cheveux gras lui appartient exclusivement étant donné l’accouchement tout pourri qu’elle a dû subir pour le mettre au monde (le genre de détails dont on se passerait bien mais bon, admettons) ;
  • Vu que la Foldingue fait comme si ça lui rentrait par une oreille pour lui sortir par l’autre, Madison prend les boules et l’enferme à double tour dans la cave à vin (au revoir Celia) ;
  • Je me rappelle plus de ce que fait Alicia, mais à un moment elle s’endort dans le même lit que sa mère donc y’a eu retrouvailles ;
  • Chris sort un couteau de sa manche et s’apprête à poignarder Madison dans son sommeil (gosh, that escalated quickly) avant qu’Alicia ne se réveille (quel excellent timing dis donc), hurle, l’insulte de moults noms d’oiseaux et le voit s’évanouir dans la Pampa ;
  • Madison pose un dernier ultimatum à Travis : « c’est ton taré de fils ou moi » ;
  • Travis étant neuneu, il choisit bien évidemment Chris ;
  • Ofelia discute cinq minutes avec son père (Daniel le coiffeur massacreur d’enfants innocents, vous suivez toujours ?) et se rend compte qu’il a complètement perdu la boule lorsqu’il lui dit « On s’en va ma chérie, Maman nous attend devant le portail » ;
  • Daniel, qui a toujours un zippo et de l’essence sur lui, court foutre le feu au bâtiment qui abrite les zombies adorés de la Foldingue ;
  • Et puisqu’on en entend plus parler après, on suppose qu’il a opté pour un final façon Jeanne d’Arc.
  • Ofelia, en plus d’être transparente et inintéressante, est donc désormais orpheline.

Et voilà enfin venu le temps du mid-season (c’est pas trop tôt)

Après avoir provoqué un chaos monstre, Madison s’empresse de récupérer Alicia, Strand, Ofelia et Nick, sauf que ce dernier refuse de la suivre, prétextant qu’il trouve que, même en étant la meuf’ qui l’a mise au monde, ben c’est rien qu’un gros monstre qui détruit tout ce qu’elle touche et que Célia, d’abord, c’était une femme bien et j’aurais voulu que ce soit elle ma mère.

Madison en reste comme deux ronds de flan et c’est bien normal parce que si on resitue rapidement le contexte, Célia, c’est la grosse malade mentale qui garde sous clefs toute sa famille zombifiée pour aller la nourrir amoureusement chaque soir à grands renforts d’entrailles de chat. Niveau creepitude, ça se pose là. Mais bon comme Nick est un peu con, à cause de tous ces shoots d’héroïne qui lui ont fait fondre le cerveau, on lui pardonne gentiment maintenant monte dans cette voiture espèce de débile congénital, qu’on se tire d’ici rapidos.

On sait pas trop ce qui brûle au fond, parce que la maison n'est pas de ce côté, mais bon, un peu de fumée, ça fait stylay.

« Mais tu comprends pas ‘Mam, j’ai besoin d’aller explorer le monde recouvert de boyaux d’inconnus. »

A la faveur du bordel ambiant qui clôture donc ce mid-season (non parce que tout est en train de  brûler)(tiens tiens, mais ça serait pas une copie de la fin de la saison 2 de Walking Dead ?)(AH MAIS SI, ABSOLUMENT), Chris disparaît dans le brouillard et s’évanouit dans la nature mexicaine. Le mec, qui nous prépare son nervous breakdown depuis le dernier épisode de la saison une ( « ma mère est morte et je suis l’antéchrist » ), abandonne tout derrière lui, sans savoir où il va ni ce qu’il va bien pouvoir faire de ses dix doigts dans le no man’s land qui entoure la propriété (c’est un Nick numéro 2, si tu veux)(mais sans le capital sympathie)(bien qu’avec les cheveux gras).

Et comme c’est pas Madison ou Alycia qui vont lui courir après (il était à deux doigts de les étriper dans leur sommeil sans raison ni motivation apparente y’a moins de cinq minutes), c’est à papa de prendre la responsabilité de la débilité congénitale et visiblement héréditaire du fruit de sa chair. Voilà donc que Travis s’élance, seul dans la nuit, valeureux, courageux, déterminé et… Pieds nus. Au pays des chèvres, de la poussière et des rochers. NORMAL.

JE SUIS TRAVIS MANAWA, BRAVO !

Je réfléchis jamais, je fais confiance à tout le monde, je crois pas aux zombies, je défends mon psychopathe de fils et je mérite pas de vivre, je suis, JE SUIS… ?


Voilà. Huit épisodes où on se dit que, foncièrement, ça peut pas être pire.
Mais chez AMC, même quand on touche le fond, on continue de creuser.

Rendez-vous pour la partie II. Bientôt (ou pas).
°


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De taille réduite mais la tête remplie de trucs plus ou moins intéressants & plus ou moins vraisemblables, je vis dans un monde merveilleux sans fautes d'orthographe, peuplé de zombies, de BigMac et de gens aux cheveux propres.

16 commentaires

  1. mamzette dit

    Je crois que tu es la seule à pouvoir me faire hurler de rire avec un article de 3000 kilomètres à propos d’une série que je ne suis pas… ça valait la peine d’être souligné 😀

    Aimé par 1 personne

  2. Je ne regarde pas Fear the Walking Dead, car juste le nom me fait fear (fuir – fear … tu l’as), mais là j’ai encore moins envie. Du coup, on se retrouve à la S3 pour que je me marre encore un peu devant ta chronique, si tant est que tu arrives encore à t’affliger ce supplice ;).

    Aimé par 2 people

  3. J’avais vu le pilote et ça ne m’avait pas branché plus que ça… J’ai bien fait de pas avoir poursuivi l’aventure FTWD ! Je rigole toujours beaucoup en te lisant, j’adore le choix de tes images et de leur sous-titre 😉

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  4. Toujours pas vu la saison 1… Pas eu l’occasion non plus il faut bien l’admettre. J’ai pleins de retours assez négatifs mais par curiosité je tenterais peut-être 😉

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  5. mangoandshamallow dit

    Je n’ai pas pu poursuivre la saison 1 de Fear The Walking Dead tant que je l’ai trouvé insipide par rapport à son concurrent. La suite semble avoir touché le fond et ton avis m’a ainsi définitivement passé l’envie de m’y replonger (je n’en avais pas franchement l’intention mais cette fois-ci, j’en suis sûre) 😀

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  6. Tu as une façon de parler de cette série qui est vraiment marrante. Tu donnes envie d’avoir ce petit plaisir coupable, celui de regarder cette série nanar 😉 merci du partage 🙂

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  7. Mon dieu la longueur de cet article et j’ai repéré qu’une faute de frappe, je suis bouche bée (je doute que le mec avait « une capuche sur la terre ») 😱

    Bon, je suis mitigé parce que j’adore ton article super drôle mais que j’ai quand même envie de défendre la série que je trouve bien meilleure que ce qu’est devenu TWD. Et même à saison égale d’ailleurs, comme tu le dis, la comparaison est facile puisque c’est la même intrigue, mais au moins FTWD la passe rapidement et sans nous faire chier avec Sophia (ou avec le suicide raté de Beth 😍). Je suis aussi hyper déçu d’avoir un lien pour maître gims mais pas pour en apesanteur. 😦
    Sinon, quoi d’autre ? Tu dis que Nick est sous exploité alors que j’ai l’impression de ne voir que lui dans chaque épisode, ça m’a surpris. Ofelia tapisserie et Alex inutile, j’approuve à 3000% et c’est grave dommage pour cette dernière. Qui sait, elle surgira peut-être de nulle part un jour dans l’une ou l’autre des séries. Avec eux faut s’attendre à tout…
    Ah et sinon Kirkman a dit que les zombies n’avaient jamais existe dans le monde de TWD avant l’épidémie non ? Genre, oui, ils n’ont jamais vu de films de zombies parce que personne ne les a inventés avant que ça arrive.
    Ouais bref, je suis moins sévère que toi avec FTWD, elle a ses longueurs, mais moins que la série mère, elle a ses problèmes mais elle a aussi Alycia Debnam Carrey, et je crois qu’en fait je suis juste faible et amoureux. En tout cas, j’ai préféré cette saison à ce qu’est devenu TWD. Mais bon.. Twd a Rosita. Je crois qu’il faut que j’aille consulter, c’est peut-être pas trop normal tout cet amour pour des persos fictifs qui m’aveugle. Même pas déso.

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    • Je suis une tueuse en orthographe, personne peut test’.

      FTWD nous fournit pas de Sophia ou de Beth mais on a quand même un Chris et je trouve ça beaucoup plus lourd et indigeste que deux gamines égarées sur la route de l’apocalypse zombie. Quand je dis « sous-exploité » en parlant de Nick (ça peut aussi s’appliquer à Strand, cela dit), je sous-entends surtout que les personnages POURRAIENT devenir super intéressants et complexes, en comparaison des autres qui ont autant de relief qu’une planche à pain (coucou Travis).

      Oui, je suis au courant que Kirkman a construit son univers sans Romero & Cie mais tout de même, ça n’excuse pas leur naïveté crasse après trois mois de vadrouilles sauvages… Morgan et son fils de 8 ans avaient déjà pigé le deal bien avant que Rick sorte du coma (soit trois mois après le début de l’épidémie, toussa).

      Autant j’apprécie et je comprends l’utilité des « longueurs » dans la série-mère, autant là, j’ai la sensation qu’on me jette de la poudre aux yeux en espérant que les minutes défilent trop vite pour que je me rende compte de rien. Rien d’innovant, rien de stressant, rien de traumatisant, rien de… zombie. Flûte quoi.

      Et puis Rosita, paie ton lol un peu… Depuis trois saisons, à part râler et lever les yeux aux ciel sous sa casquette de badass, elle fait aussi bien tapisserie que notre Alicia nationale.
      Même pas déso non plus.

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    • J’ai beau être un tueur, la fatigue me tue et la relecture m’énerve lol
      Je te rejoins pour Chris, même si Carl m’énerve au même point perso. Du coup, on est d’accord pour la sous-exploitation, ça change tout.
      Tout dépend des trois mois que tu passes j’imagine, ils étaient pas mal dans le déni au début, alors que de mémoire, ça s’est passé plus vite pour Morgan. J’sais plus.
      Moi c’est tout l’inverse en tout cas, je ne comprends pas l’utilité des longueurs, même en série mère. J’en trouve moins dans FTWD dont l’intrigue avance plutôt rapidement. L’abigail aurait occupé une saison complète dans TWD quoi. Le reste je suis d’accord, mais je la trouve plus poussée niveau psychologie de certains persos. Ce n’est pas dur parce que dans TWD…
      Rosita, ça va mieux depuis une demi-saison arrête, j’étais le premier à dire qu’elle ne servait à rien et finalement, elle m’a surpris en bien ! 🙂

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  8. Haha je retrouve un peu le même sentiment qu’Annabelle. A la fois ton article me remémore pourquoi je n’ai pas repris après la mi-saison et à la fois ça m’a étrangement donné envie de voir à quel point la suite touche le fond… En tous cas je me suis bien marrée, merci à toi! 😉

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    • A ce stade-là, la série a même plus de fond à creuser… Limite c’est un trou noir 😀
      (Avec DESFOIS des trucs qui pourraient améliorer le schmilblick et puis… Non)

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  9. Haaaan, c’est pas faux finalement, moi j’étais mitigée à la mid season, je trouve que Nick est le seul perso intéressant. Mais par contre je trouve que la série s’améliore dans la deuxième partie de la saison. Le perso de Chris est vraiment…gnnnniiiiiiiiii…bref, t’as intérêt d’écrire la suite avant le début de la prochaine saison sans vouloir te mettre la pression. Je te laisse je vais finir mon article sur la saison 1 de lost…
    😛

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    • Tu as trouvé que ça s’améliorait ? Ah… Ben c’est pas vraiment mon cas ^^ Je trouve même que ça empire et que bon, je sais bien qu’on n’est plus à une incohérence près mais quand même.
      Nick en sauveur du peuple, j’achète pas ça deux secondes, sérieusement.

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  10. Bon bah comme je m’y attendais tu a parfaitement  » résumé  » ( ou devrais je dire approfondis ) ce que je pense de cette série & la raison pour laquelle je n’ai pas poursuivi après la pause . Mais du coup … tu m’a donné l’envie un peu maso & la curiosité malsaine de découvrir la suite . Donc je vais me DL ça prochainement & je vais surement avoir envie de me prendre au fil des épisodes , mais c’est pas grave .

    Sur ce , comme il est quand même 1h du mat ( moi qui voulais me coucher tôt … mauvaise idée de m’être lancée dans la lecture de cet article ce soir ! ) , bah je vais aller me pieuter . Merci pour cet article qui m’a encore bien happée ( comme quoi , plus c’est long , plus c’est bon ) . Bisous .

    Aimé par 1 personne

    • « & je vais surement avoir envie de me prendre au fil des épisodes , mais c’est pas grave . »
      → D’autant plus que la deuxième partie de saison plonge encore plus loin dans le gros n’importe quoi (Nick s’improvise dealer de meth, Ofelia s’évapore et Alicia apprend à faire du surf, c’est pour dire le level hein).

      Et pis merci dis donc ! 😉

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