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Halloween et le top trois des derniers navets que j'ai vus en matière de cinéma d'horreur.

Du pop-corn pour Halloween.

Au lieu de refaire un énième post à l’occasion d’Halloween (même si, techniquement, on est déjà mi-novembre et que donc je suis en retard mais chut on a rien vu), post qui qui porterait aux nues l’intégralité des productions James Wan, vous conseillerait de regarder Shining (alors que je ne l’ai jamais vu)(mais j’ai lu le livre, qui m’a traumatisée à vie, merci bien Stephen), Massacre à la Tronçonneuse ou encore l’intégralité des Romero (parce que tu peux pas prétendre aimer les zombies sans vénérer le monsieur à moustache, c’est comme ça)(pire encore, tu ne peux pas admettre en public que t’as aimé World War Z, paraît-il que c’est trop la honte)(sauf que moi j’ai grave kiffé et je dis flûte aux rabats-joie), je vais plutôt parler des derniers VRAIS GROS NAVETS que j’ai eu l’occasion de voir et que je ne recommanderais à personne, même pas à mon pire ennemi. Parce qu’on peut se l’avouer : un vrai bon film d’horreur, ça court quand même pas les rues ces temps-ci. Publicités

You're Next, pour une fois, un slasher qui en met plein la vue.

You’re Next

J’aime beaucoup les films avec des gens qui crient et qui se font couper des morceaux de bras à coups de haches (les slashers, quoi) mais il faut se rendre à l’évidence : tomber sur une vraie perle relève de l’exploit. Je recherche pas spécialement la subtilité hein, c’est pas ce qu’on demande à des films comme ça MAIS QUAND MÊME un minimum syndical, au hasard des personnages pas trop cons qui évitent de s’enfermer à la cave alors que leur baraque est encerclée de psychopathes, par exemple (j’dis ça, j’dis rien hein) ?

Suicide Squad, le film qui aurait pu être bien mais non, en fait.

Suicide Squad

*Ça va être super long, j’préfère prévenir. Après l’attente de The Revenant & Civil War, figurait sur mon calendrier personnel la sortie de Suicide Squad, un énième blockbuster estival mettant en avant ce que l’univers DC Comics a réussi à créer de mieux : ses méchants. Après le lamentable échec de Batman vs Superman, ça jouait donc gros et le teasing autour de Will Smith et ses copains a été aussi (voire plus) agressif que celui des aventures de Steve Rogers qui part en gué-guerre contre son ancien meilleur pote Tony. Avant de rentrer dans le vif du sujet, je reconnais une chose, c’est que DC met clairement la pâté à Marvel en matière de bande-annonces :

Bait 3D, le film qui piège humains et requins blancs affamés dans un supermarché.

Bait – Alerte requin dans ton Super U

J’ai beau adorer les zombies, je ne résiste pas à la promesse de voir des gens finir dans l’estomac de monstres en carton-pâte, qu’il s’agisse de requins, de calamars géants, de crocodiles préhistoriques qui survivent depuis un million d’années dans un lac de 6m de profondeur ou de piranhas combinés à des anacondas. Moins c’est subtil, plus je suis fan. Aujourd’hui, on va parler de BAIT, le film dont le scénario pourrait tenir sur une mégot de cigarette : après la survenue aussi brutale que destructrice d’un tsunami et de ses vagues de 11m de haut,  une dizaine de personnes se retrouve enfermée dans un supermarché inondé et  ça, en même temps que des grands requins blancs, visiblement tout juste sortis d’une période de jeûne radicale. Un huis-clos dans un supermarché avec des squales ET le jour d’un tsunami, avouez quand même que c’est très fort.

The Revenant où Leonardo Dicaprio incarne Hugh Glass, un trappeur laissé pour mort et qui affronte une nature déchaînée et des indiens pas franchement aimables pour survivre.

The Revenant, cette grosse arnaque.

Même si je débarque dix ans après la bataille et les centaines de millions de reviews qui ont d’ores et déjà été publiées à son sujet, on va dire que c’est pas grave et que je suis dans les temps #whatever. Je l’ai enfin vu au cinéma (et en VO)(bien qu’on entende majoritairement Leo grogner, gémir et regrogner derrière donc pas sûre que la VF ait changé grand-chose), après avoir résisté à toutes ces tentations de streaming de mauvaise qualité qui me tendaient les bras depuis début janvier. S’il y a un film que j’attendais de pied ferme (excepté le prochain Captain America, bien entendu), c’était celui-là. Parce que la bande-annonce me promettait bien des choses attrayantes sous couvert de vengeance paternelle, outre la présence d’un Leonardo Dicaprio sans l’option bégeay et d’un Tom Hardy à l’accent de pécore fraîchement débarqué du Texas. En gros, j’espérais y découvrir le prochain grand film d’action de ma vie, du genre que j’oublierais jamais, un peu comme Avengers, la première fois que je l’ai regardé. Parce que pour rappel, la bande-annonce de The Revenant, c’était …

L'affiche de The Hateful Eight, le huitième film de Quentin Tarantino.

Les Huit Salopards (chiffre aléatoire)

De manière générale, j’aime bien les films de Quentin. J’ai une affection particulière pour Pulp Fiction ou le premier Kill Bill par exemple, et j’ai adoré Inglourious Basterds. A contrario, Django Unchained m’a donné envie de me pendre à plusieurs reprises tellement il était long, lent et sans aucun intérêt. D’ailleurs, je me suis endormie devant la fusillade finale qui dure environ six ans et demi.

Explication et test pour savoir si l'on est un binge-watcher averti ou non

Le binge-watching*, ce fléau.

*Binge-watching, ou « l’art de s’engloutir des séries de façon boulimique » selon les Inrocks (oui, les Inrocks, voilà où ça mène les recherches aveugles sur Google). C’est ce qu’on appelle une expression-valise, dérivée des mots « binge » (se saouler) et « watch » (que je ne traduirai pas, pour des raisons évidentes). En gros, c’est une charmante comparaison avec tous ceux qui estiment que pour passer une bonne soirée, mieux vaut s’être retourné l’estomac avec des cimetières (et vas-y que je te mélange rhum ambré, whisky, redbull et vin rouge) avant 22h, quitte à s’endormir sur un bout de trottoir, en solitaire. En France, vu qu’on sait pas trop markétiser les phénomènes de société et qu’on dramatise un peu tout, on a traduit ça par « gavage télévisuel » . OUH LE VILAIN MOT. On est à deux doigts de la comparaison glauquesque à souhait du premier meurtre de Se7en (le gros monsieur dans sa cuisine, tu te rappelles pas ?) sauf que là, les spaghettis en boîte sont remplacés par tous les épisodes que tu engouffres, jour après jour, voire heure …

Oculus, le film qui rend parano

100% des gens ont reçu, reçoivent ou recevront une chaîne bidon qui te dit que si tu répètes trois fois devant ton miroir Bloody Mary, un fantôme hideux et haineux apparaîtra dans ton dos. Et, armé d’un couteau de boucher, il entreprendra de te vider soigneusement de des intestins. Le seul moyen de le contrer ? Faire suivre la chaîne à tous tes contacts. Oui, les fantômes se markétisent, version 2.0. Plus besoin d’apparition flippante, on veut de l’engagement. Refuser de transférer leur message plein de fautes, c’est comme refuser de s’inscrire à leur newsletter. Le summun de l’affront post-mortem. Bref, toute cette introduction un peu longue et sans aucun rapport avec le schmilblick (qui a pensé comme d’habitude ?) pour dire que je commençais à désespérer de tomber sur un film de fantôme vengeur ou de possession bien cheloue et qui me provoquerait quelques sueurs froides sur mon canapé, bien planquée derrière mes coussins. Parce que, mine de rien, Insidious et The Conjuring, ils commencent à dater.

La version bien glauque du croquemitaine sur fond de psychose maternelle.

Mister Babadook de Jennifer Kent

Étant une grosse consommatrice de films et de séries télé en tous genre (bon, okay, s’il y a des zombies dedans, c’est encore mieux), j’ouvre aujourd’hui une nouvelle rubrique : La Minute Culture où je vais essayer de raconter plein de trucs intelligents de manière sobre, construite et raisonnée. Même si vous n’êtes pas à l’abri de voir y débarquer un jour des ovnis comme Piranhaconda, Sharknado ou le film qui a vu George Clooney affronter des tomates tueuses.